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LIVRE D'OR
Yizkor Monsieur Nissim Azogui


 

 

Haim KORSIA, M. Le Grand Rabbin de France

Après le tragique décès de monsieur Azogui, je veux m'associer à la peine de sa famille, à celle de votre école, à celle de toute notre communauté et à la vôtre personnelle. Monsieur Azogui me recevait avec beaucoup de chaleur et il était le souffle spirituel de l'école Maïmonide. Tous les élèves, présents et passés, sont avec sa famille et avec vous car ils portent, et nous portons tous, un peu de ce deuil qui est si insupportable. Le bien qu'il a fait, la confiance qu'il a offert à tant de jeunes qui ne savaient plus où se trouver, sont des signes qui resteront et nous rendront monsieur Azogui toujours présent. Votre école avait déjà été frappée par le décès de monsieur Isti et je veux associer sa mémoire à celle de monsieur Azogui. Baroukh Dayan Haémet.

 

Corinne LAFITTE, Directrice des Collège et Lycée

M. Nissim Azogui (z’l) nous a quittés. Il laisse un vide immense, dans l’établissement mais aussi dans l’éducation juive. Au centre de la vie de Nissim Azogui, il y avait un maître mot : transmettre. Il a transmis les valeurs juives fondamentales, à ses enfants, à ses élèves, à ses amis, à ses collègues et à tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer. Sa transmission ne passait pas par de grands discours ni de doctes leçons. Non, pas du tout. Elle passait, d’abord et avant tout, par sa manière d’être, d’agir, de réfléchir... Son comportement a été un modèle d’être juif. C’est ainsi qu’il a éveillé le goût d’apprendre à plus d’un. Ce savoir-être exceptionnel prend ses sources dans sa profonde érudition. Une érudition tant profane que juive qui a nourri nos si nombreux échanges au cours desquels il m’a tant appris… Nissim Azogui fut un Maître. C’est toujours avec une immense modestie teintée d’une affection fraternelle qu’il m’a menée, pas à pas, à cimenter mon identité juive. La mission qu’il a honorée jusqu’au bout, ce fut de diffuser l’histoire de notre peuple, de faire grandir en chacun de nous tous, l’amour d’Israël. Mais plus que cela, il sut imprégner nos élèves des valeurs de la Torah, convaincu que le monde « se tient par le souffle des enfants qui étudient ». Pour nombre d’entre nous, cet éducateur hors-pair était un ami, un frère, un guide que nous pleurons.

 

Jeanine LEVY Directrice de l’Ecole primaire Maimonide RAMBAM

 Les souvenirs personnels et les témoignages nombreux et si affectueux se mêlent depuis la disparition de Monsieur Nissim Azogui (zal). A l’écoute de chacun, profondément attaché à notre Ecole et à ses valeurs, il a fait grandir mes enfants et des milliers d’élèves. Transmettre aux élèves, comme un père transmet à ses enfants, les valeurs de la Thora, l’amour d’Israël et de notre histoire, dans une étude et une remise en question permanente, c’est comme cela que tu définissais ta vision de l’éducation juive. Eduquer des enfants à l’âge de l’adolescence pour donner à chacun « des racines et des ailes » avec bienveillance, fermeté, et souvent un brin d’humour , c’est ainsi que tu voyais ta mission. Cher Monsieur Azogui, nous sommes fiers d’avoir croisé votre chemin. Le peuple juif sait que l’avenir ne peut se construire durablement sans conscience ou sans mémoire. Nous avons conscience de tout ce que vous avez apporté à votre famille, à l’Ecole, à notre communauté. Nous continuerons de porter cette flamme avec votre souvenir gravé dans notre cœur. Nissim, le bonjour du matin et nos échanges sur « comment vont les enfants ! » vont me manquer. Monsieur Azogui, reposez en paix et continuez à veiller sur nous.

 

Sylvia Elbaze, Maimonide Israël

Après les larmes, vient le temps du souvenir . Lire les centaines de témoignages tous plus tendres les uns que les autres, drôles et plein d'affection,me rappelle que,même loin de Boulogne, Maimo reste ma famille . La même à laquelle appartenait Nissim.Non, c'est une erreur, ai-je dit samedi soir dernier à la terrible annonce. Puis l'effroi,la dèsolation,la peine immense. Nissim,Non, tu ne peux pas nous faire ça. Presque 20 ans de souvenirs avec toi, de partages d'idées, de débats. En commun, nous avions un amour inconditionnel d'Israel,de la langue sainte,de l'histoire du peuple juif.Nissim aura marqué des milliers d'élèves, à commencer par mes trois enfants et ma belle-fille. Depuis presque 4 ans, nous avions un rendez-vous annuel avec Clarisse aussi: la soirée du bac bleu blanc.Nissim demandait des nouvelles de chaque membre de la famille, un par un, toujours délicat et avenant . Puis c'était reparti pour une bonne rigolade,et encore comme toujours, de longues discussions à refaire le monde.Sous la carapace du directeur, un grand coeur, une grande sensibilité.Pas une rencontre avec un ancien de Maimo qui ne commence par " tu te rappelles ce qu'on a fait ou ce qu'on a dit à Mr Azogui" . Quelle n'était pas sa fierté de voir ses élèves réussir, intégrer de grandes écoles, faire leur Alya et servir sous la bannière de Tsahal. C'était aussi sa réussite.Voilà ce que nous réalisons tous aujourd'hui, Nissim: Qui le fera comme toi, aussi bien que toi? Qu'Hachem t'accueille parmi les grands et les justes . Comme tu vas nous manquer....

 

Daniel BENHAIM

Avec la permission de la famille AZOGUI et à la demande de Madame LAFITTE - que je remercie de m’avoir invité à participer depuis Jérusalem à cette cérémonie - je suis très touché de dire ce soir quelques mots à la mémoire de Monsieur AZOGUI ז"ל .

Il y a un peu plus de 20 ans, j’ai commencé à travailler au département de l’Education de l’Agence Juive avec pour mission, entre autres, le développement de programmes éducatifs et identitaires pour les écoles juives de France. Lorsque vous avez 25 ans et que vous rentrez à nouveau dans une école, vous mettez longtemps à comprendre que vous n’êtes plus un élève et c’est avec une certaine crainte que vous rencontrez les équipes de direction, ayant le sentiment d’être l’élève qui rentre dans le bureau de la directrice , avec tout ce que cela signifie. C'est la raison pour laquelle, à cette époque, je vouvoyais toujours mes interlocuteurs, comme M.AZOGUI, quand eux m’appelaient tout aussi naturellement et avec beaucoup d'affection Daniel .

J'ai donc commencé à travailler avec l’école MAIMONIDE, école dans laquelle je me suis tout de suite senti en famille car je connaissais Madame BOUBLI depuis mon enfance. Ce sentiment particulier de proximité, a toujours existé aussi bien avec Madame LAFITTE qu’avec Madame ELBAZE et Madame LEVY.


Dès le début, mon interlocuteur pour les programmes relatifs au collège lycée fut Monsieur AZOGUI .
Au fil des années, ce sont les voyages scolaires , les ateliers dans les classes, les interventions de Shlihim, les salons d’orientation, bref de très nombreuses activités que nous avons développées avec Monsieur AZOGUI.
Monsieur AZOGUI a toujours été très exigeant tout en étant particulièrement bienveillant. Il aimait le travail de qualité, c’était un perfectionniste. Il avait besoin que tout soit organisé avec précision et que le niveau d’enseignement, même dans le cadre des activités d’éducation informelle, soit le plus élevé possible. Il n’y avait pas vraiment de place au compromis avec Monsieur Azogui. Son niveau d’exigence était un appel à se surpasser en permanence.
C’était un éducateur dans l’âme, dans le sens le plus noble du terme et j’aimerais vous expliquer pourquoi en quelques mots . Il était doté d’une connaissance et d’un bagage identitaire très solides qui résistaient à toutes les épreuves de la vie et qui n’était pas remis en cause à chaque intempérie.

Il ne se contentait pas de penser , de savoir , de croire ou de dire, il ETAIT . Son être respirait , transpirait, ses convictions dans tous ses gestes du quotidien. Son travail d’éducateur, il le voyait comme faire un lien entre le passé, le présent, et le futur. Transmettre nos traditions ancestrales, tout en étant un homme qui vit avec son temps et qui se soucie du futur de ses élèves. Leur réussite spirituelle et professionnelle lui importait plus que tout.
Monsieur Azogui était - selon la définition officielle et un peu restrictive - en charge de la « vie scolaire » pendant de nombreuses années à l’école. Mais pour lui, il ne faisait aucun doute que l’école n’était pas un lieu d’enseignement comme on a tendance à vouloir le croire aujourd’hui mais un lieu d’Education au sens classique du terme. Il ne se voyait donc pas comme responsable de la vie scolaire mais comme responsable de la vie de ses élèves au sens le plus large possible.
À ce sujet, les témoignages exprimés cette semaine par des centaines d’anciens élèves le disent de façon très claire. Monsieur Azogui nous a permis de devenir ce que nous sommes parce qu’il était soucieux au quotidien de ce que nous allions devenir. Les aider à devenir des hommes et des femmes fiers de leur identité , intégrés dans la société civile aux meilleures places, tout en étant des juifs engagés que ce soit dans le cadre de leurs communautés ou en Israël.


Je vais peut-être en surprendre certains, mais les voyages éducatifs dans le cadre d’une école sont tout sauf des vacances. Je sais il est difficile de le concevoir lorsqu’on regarde ça de loin et on en rigolait souvent avec Monsieur AZOGUI que je taquinais en lui disant on a dû encore vous dire que vous partez en vacances ! Le voyage scolaire c’est un temps éducatif intensif qui comprend le jour, la nuit, le réveil, le coucher, les repas, les activités, bref des journées très longues au cours desquelles il est possible d’apporter de façon concrète un enseignement vécu et pas seulement théorique. Ce sont également des moments durant lesquels les élèves rencontrent votre personnalité dans des cadres différents.


Monsieur AZOGUI s’est investi corps et âme pour penser, organiser et accompagner ces dizaines de voyages et ses milliers d’élèves au fil des années aussi bien en Pologne qu’en Israël jusqu’en février dernier. Il accordait une place très importante au travail de mémoire et était profondément attaché au sionisme et à Israël qu’il aimait d’un amour de jeunesse.


Différentes époques ont marqué la relation que nous avons tissée au fil des années et qui était accompagnée de beaucoup d’affection et d’un profond respect mutuel. Une proximité particulière s’est installé est un dialogue très ouvert existait entre nous ces dernières années . Ce qui m’a le plus marqué je dois vous le dire c’est cette capacité qu’avait Monsieur AZOGUI de remettre en cause les méthodes pédagogiques. Sur les contenus, sa vision était très claire , très précise, mais depuis quelques temps il se demandait si on utilisait les bonnes méthodes pour transmettre par exemple la mémoire de la Shoah ou l’enseignement du Kodesh aux nouvelles générations. Le 27 janvier dernier, j’ai vu pour la dernière fois à l’école Monsieur AZOGUI. Evidemment je ne savais pas ce que cette réunion avec Madame Lafitte et Monsieur Azogui – qui comme à leur habitude avait accueilli très chaleureusement l’émissaire d’Israël - serait la dernière de nos rencontres. Au cours de cette discussion il était complètement investi dans les transformations nécessaires à apporter au voyage en Pologne comme s’il commençait sa carrière, et dans la même foulée il m’annonçait souhaitait quitter l’école à la fin de cette année scolaire ou de la prochaine année scolaire. Cette capacité à vous investir dans votre mission 28 ans après l’avoir commencée, avec la même énergie, avec la même volonté, avec la même conviction, est quelque chose qui m’a profondément marqué. Là où d’autres se seraient contentés de faire du Copier- Coller , d’année en année, il s’investissait dans la discussion comme si tout était à construire.
Comme vous l’aurez certainement compris, j’ai moi-même grandi ces 20 dernières années en fréquentant des hommes et des femmes de la grandeur de Monsieur AZOGUI, toutes ces personnes qui ont consacré leurs vies à l’éducation juive, et en étant inspiré par ce qu’ils étaient et ce qu’ils m’ont permis de devenir.


J’aimerais terminer en vous disant deux choses, la première à vous chers amis enseignants, cadres de direction ou personnel administratif de l’école MAIMONIDE RAMBAM avec lequel j’entretiens , comme vous le savez, un lien presque familial, la dernière משנה du deuxième chapitre des פרקי אבות que nous lirons ce shabbat nous dit : לֹא עָלֶיךָ הַמְּלָאכָה לִגְמוֹר, וְלֹא אַתָּה בֶן חוֹרִין לִבָּטֵל מִמֶּנָּה
« Tu n’as pas l’obligation de terminer le travail mais tu n’as pas pour autant le droit de t’en dérober » , chacun apportant sa pierre à l’édifice. La meilleure façon que vous avez d’honorer la mémoire de Monsieur AZOGUI est de poursuivre toutes ces missions éducatives dans lequel il s’était engagé et qu’il a menées jusqu’à aujourd’hui avec vous et grâce à vous. Le travail de l’école doit se poursuivre et s’intensifier , votre mission est une mission de service publique fondamentale.


Et à la famille de Monsieur AZOGUI j’aimerais vous dire la chose suivante , si vous me le permettez. En hébreu, le cimetière porte plusieurs noms dont celui de בית החיים, la maison de la vie. C’est un nom assez paradoxal pour un endroit dans lequel repose les défunts. Plusieurs explications peuvent être données à ce terme, entre autres, la foi profonde de la vie après la mort qui est l’un des fondements du judaïsme. J’aimerais vous proposer peut-être un sens plus personnel. Je crois que la meilleure façon de maintenir vivant un être qui nous a quitté c’est d’exprimer dans notre vie au quotidien les enseignements qu’il nous a apportés et je sais que votre papa, votre époux de là où il sera vous protégera, priera pour vous et vous accompagnera dans vos choix futurs et dans toutes les étapes de votre vie. Quelque part, si au quotidien, chacun d’entre vous continue à exprimer un peu de ce qu’il était dans ses comportements , c’est une façon de le maintenir vivant, bien qu’il ait quitté ce monde.


Que D… vous accorde la consolation , la נחמה, et que nous puissions, chacun d’entre nous à son niveau, être les passeurs des enseignements que nous avons reçus au contact de Monsieur AZOGUI au fil des années.

 

Paul FITOUSSI Yavné Marseille

Cher Nissim Je veux volontairement te parler comme si tu était encore , mais en fait tu es encore présent et le sera pour longtemps encore , je t ai connu lors d’une marche des vivants en 1996 et depuis à chaque fois qu’ on se rencontrait on échangeait tout simplement sur nos métiers mais on savait aussi plaisantait , bref on partageait les experiences . Je continuerai pour ma part à te faire vivre dans mon esprit et me rappeler de tes conseils avisés . À ta famille que je ne connais pas je voudrais dire toute mon affection . Sincèrement.

 

Yaelle CATTAN

Monsieur Azogui était la figure emblématique de l'école, à la fois craint et respecté, il connaissait chaque élève . L'annonce de sa maladie a terriblement angoissé les enfants, et l'annonce de son sa disparition les marquera pour toujours, car avec lui s'efface une page quotidienne de leur scolarité, les voyages bien sûr , mais le quoditien surtout, son enseignement de chaque instant ...comment retrouver l'école sans lui? Qu'il repose au gan eden

 

Lilianne et Jonathan CAHEN

Présente dans l'Ecole depuis 1985 pour mon épouse et 1991 pour moi, nous avons bien sûr, bien qu'enseignant en maternelle et élémentaire côtoyé durant ses 30 ans de présence chez nous Nissim Azogui zal. En effet la particularité de notre structure est de partager des espaces communs ( circulations, cour, CDI, synagogue...) et des temps pédagogiques communs ( cérémonies, réunions...). Nous avons pu ainsi en tant que collègues apprécier son professionnalisme et ses compétences déjà décrites par beaucoup dans l'exercice de ses différentes fonctions: CPE, enseignant, directeur adjoint, animateur de la vie juive, responsable des voyages éducatifs, représentant du personnel... Son amour de son métier, d'Israël, son investissement quotidien dans la transmission des valeurs juives. Notre fille Sarah et notre fils Elie ont fait toute leur scolarité chez nous du Gan à la terminale entre 1997 et 2014. Pour Sarah, élève discrète et studieuse rien de particulier à signaler, mais pour Elie profil plus atypique Nissim a dû user de tact dans quelques situations pour agir avec efficacité envers un élève dont les parents étaient ses collègues...Une anecdote, lors des voyages qu'il encadrait, souvent de façon toujours discrète, il glissait quelques shekalims permettant à nos enfants de s'offrir un déjeuner amélioré, non pas par favoritisme, mais car il savait les situations familiales de chacun. Nous avions des relations différentes tous deux avec Nissim, plus proches et empreintes de références communes pour mon épouse d'origine marocaine, plus neutres mais cordiales pour moi un pur " jekke". Que tous ses souvenirs rassemblés permettent à sa famille de réaliser mieux encore à quel point son oeuvre éducative fut exemplaire. Que l'Eternel console tous ses proches parmi les affligés de Sion et de Jérusalem.

 

Carole BOHBOT

Nissim, difficile d’imaginer l’école sans ta présence. Depuis plus de vingt ans pour moi, tu faisais partie de mon quotidien et je me souviens de nos petites conversations très sympathiques. Je me souviens aussi il y’a plusieurs années d un échange avec toi à la cantine où tu m’avais donné la recette de la daf marocaine et et c’est celle que j’ai gardée jusqu’à aujourd’hui. J’y pense a chaque fois. Tellement de souvenirs. Tellement de fois ou tu apportes ton aide pour dénouer une situation. Un pilier de l’école s’en est allé. Qu’Hachem apporte la consolation à ta famille et que ton souvenir soit pour eux une source de bénédictions. Ils peuvent être fiers de la personne que tu as été.

 

Michele BRAFF

Ils sont partis dans un soleil d hiver Ils sont partis auprès de l 'Eternel Hommes dévoués tous deux Ils sont partis dans les cieux Leur travail corps et âme déployés Judaïsme, vie scolaire,comptabilité Gestion de l école, vie juive,sionisme Mr ISTI dévoué à son métier Pour voir l école bien fonctionner Et assurer sa pérennité Mr AZOGUI éducateur de terrain hors pair Guidant les élèves avec savoir-faire Leur offrant un savoir être Authentique dans leur vie juive Ils sont partis vers d autres cieux Laissant "Maimonide "d'en bas Rejoindre Maimonide d 'en haut A leurs familles éplorées Et tant de larmes versées Que de la lumière des cieux Ils vous protègent A notre école et nos élèves Ils resteront des piliers Vecteurs de la transmission.

 

David ELFASSY

Je ne connaissais pas vraiment M. Azogui, mais chaque fois qu'il m'a été donné de le rencontrer à l'école, j'ai toujours fortement ressenti cette impression de bienveillance et de profonde gentillesse...Il était aussi un professionnel très expérimenté que toute l'école regrettera. J'ai pu lire çà et là tellement de messages positifs sur ce grand Monsieur...C'est tellement mérité ! Je m'associe pleinement à la peine de tous les proches, élèves, anciens élèves, amis et collaborateurs. Vous nous manquerez, M. Azogui. Puisse Hachem vous accueillir au Gan Eden.

 

Simon SELLAM Patrick DRAÏ

À toi, Nissim, aux tiens et à nos amis de l’école.
C’est injuste !
Nous sommes tristes et en colère !
Tristes et en colère pour toi Nissim, emporté par ce monstre.
Tristes et en colère pour les tiens auxquels nous adressons toute notre tendresse et notre profonde affection.
Tristes et en colère nous qui t’avons cotoyé des années durant.
Tristes et en colère pour l’école dont tu étais un rouage impliqué et sincère.

Quand la colère passera, nous aurons la tristesse.

Salut Nissim !
On t’embrasse

 

Laetitia HUET

Presque trois années académiques de partage avec vous, M. Azogui. Vous m'avez acceuillie si bien lorsque je suis arrivée à Maïmo. Vous avez su transmettre vos meurs et une belle culture d'établissement sans me déprécier lorsque je fus confrontée à des difficultés lors de mon arrivée. Quels moments de partage lorsque nous avons fait ce séminaire en Israël. Ce n'est pas toujours simple une relation prof-adjoint principal avec des relations bien souvent codifiées. Nous avons échangé même beaucoup échangé et nous avons appris à nous connaître différemment même si nous restions dans le cadre du travail. Merci, M. Azogui. Cette invitation pour le voyage de la mémoire avec nos élèves de Seconde en février 2020, je n'en vous remercierai jamais assez. Merci de votre confiance et j'espère qu'il ne cessera jamais d'exister. Je saurai transmettre ce qui vous tenait tant à coeur pour nos élèves. Votre professeur et votre élève aussi. Laetitia

 

Michele Flake

Il a donné tout son temps , tout son amour , il y a mis toute son ame pour faire que notre ecole devienne ce qu elle est aujoud hui , Il a voulu que les eleves en sortant de cette ecole soit impregnes a jamais des merveilleuses valeurs de notre Judaisme . Il est vrai qu il paraissait strict mais j ai decouvert que c etait juste son armure pour se proteger car parfois les eleves comme les parents abusaient vraiment il fallait donc de l autorite et de la fermete . Je suis parent delegue depuis 7 ans il n a jamais pas une seule fois mis un avertissement ou un renvoi sans lui notre ecole ne sera plus jamais la même.

 

Joelle BENHAROUS

Souvenir de 30 ans, Chère famille Azogui, Voici quelques mots qui racontent l'homme merveilleux qu'était Nissim. Je suis une ancienne élève de Maimo, j'ai 40 ans à présent, je suis entrée dans cette école en 1987. Je n'ai connu Nissim qu'à mon arrivée dans le secondaire. J'étais une jeune fille sage, timide, je le craignais et je n'a pas eu de convocation dans son bureau, je me souviens qu'il était respecté, qu'il incarnait l'autorité . Je peux dire, par contre, que c'est lui qui a éveillé ma "conscience juive", avant tout en nous sensibilisant au devoir de mémoire. En classe de troisième, c'est lui qui avait organisé la projection de "Nuit et brouillard"qui avait provoqué en moi un vrai choc. Cet éveil de conscience ne m'a plus jamais quittée et j'ai d'ailleurs poursuivi mes études de lettres autour de l'écriture de la Shoah. Il y est pour beaucoup. Nissim est aussi à l'origine de mon attachement à Israel car le voyage entrepris en classe de seconde et conçu par lui m'a permis de comprendre, au delà de ce que mes parents me transmettaient, la beauté de ce pays, sa force, son histoire. A l'époque, nous avions aussi les fameux trois jours de Gadna ( volontariat) dans une base militaire puis nous visitions Israel, guidés par son regard et son intelligence. Mais j'ai surtout la chance, le privilège de l'avoir eu comme collègue car j'ai enseigné le français à Maimo à partir de 2003. Il préparait toujours l'arrivée des nouveaux enseignants, s'assurant que tout soit en place, il était bienveillant et prévenant, toujours avec une touche d'humour en plus! Il était toujours très heureux de revoir ses anciens élèves et ravi de les voir travailler à Maimo. J'étais très impressionnée mais il savait nous écouter, nous solliciter. Il a toujours été à l'écoute, nous accordait le temps nécessaire. C'est surtout son humour qui détendait l'atmosphère, moi qui suis si anxieuse, Nissim savait, avec sa répartie et ses taquineries, me faire relativiser. C'était un plaisir de préparer les conseils de classe avec lui, il tentait de freiner mon excessive bienveillance à l'égard des élèves mais bien souvent, il cédait, car il avait une grande humanité, un grand coeur. Il sanctionnait, bien sûr, il le fallait, mais toujours en pédagogue. Il aimait nous rappeler, quand nous finissions notre café en salle des profs, que la cloche avait sonné, il nous rappelait à l'ordre gentiment, nous ne pouvions qu'acquiescer, avec un sourire. Il s'intéressait à tout dans l'école, au club de lecture notamment au club de lecture : nous parlions des grandes figures qui ont marqué la naissance d'Israel... Je me souviens que nous avions parlé de Hannah Senesh, il était brillant, connaissait tant d'anecdotes autour de ces sujets! C'est un témoignage de plus, ces mots, j'aurais tant voulu qu'il puisse les lire, il s'en est allé si brutalement. Sait-il combien je l'admirais? Combien je lui suis reconnaissante? Je ne parviens pas à imaginer l'école sans lui. Je suis convaincue, d'après les quelques mots si touchants et dignes que j'ai lus, écrits par vous, ses enfants, que sa mémoire et sa lumière perdureront encore et surtout qu'il seront transmis également à son petit fils qu'il n'a pas connu. Il aurait été un merveilleux grand-père. Je suis chanceuse d'avoir connu Nissim Azogui, d'avoir travaillé à ses côtés, je n'oublierai pas son sourire et tout ce qu'il m'a transmis, je sais qu'il continue de veiller sur chacun d'entre nous. Il vous faudra beaucoup de force, de courage, de patience, Je suis de tout coeur avec vous, Joelle Benharous

 

CLASSE DE SECONDE


Je suis la 6ème enfant d’une fratrie
Qui ont tous connu monsieur Azogui
Il fait parti de notre vie depuis trois générations
Dans ses yeux tantôt sévères tantôt bienveillants
On pouvait deviner l’amour pour nous ses enfants
Malgré ses cheveux blancs et ses petites rides
Il avait conservé un petit esprit juvénil
Qui nous permettait d’oublier sa sévérité
Toujours animé d’un sentiment de bonté
Quand ses pas dans les couloirs raisonnaient
Aux gardes à vous comme des soldats on se plaçaient
Sans vous ce voyage ne sera plus jamais le même
Merci pour votre amour que vous nous avez partagé
On ne vous oubliera jamais

Daphné Mitevski


Cher monsieur Azogui,
Aujourd’hui je met à l’écrit le moment qui me vient à l’esprit quand je pense à vous.
C’était en février, durant le voyage Pologne Israël, au quel vous nous avez tellement préparé.
Nous étions au beth Habbad de Varsovie, si je ne me trompe pas, ou nous dînions après la journée a Aushwitz.
Cette journée m’avait particulierement affectée, j’avais pleinement pris conscience de l’atrocité des événements, et j’avais beaucoup de mal à m’en remettre.
Donc ce soir la , durant le repas , je me suis sentie extrêmement mal, et je me rappelle que vous vous êtes levé de table, au milieu du repas, afin de me rassurer, en me faisant un de vos merveilleux discours sur le sionisme.
Vous m’avez expliqué qu’aujourdhui nous avons une terre, mais qu’il faut tout de même rester prudent, et surtout surtout, ne pas oublier.
Vous avez pris du temps, et vous êtes assuré que j’allais mieux, et c’était le cas grace à vous.
Aujourd’hui, je sais que nous avez passé le flambeau de la mémoire. Nous étions la dernière promo à faire ce magnifique voyage avec vous, et j’en suis extrêmement fière.
Merci pour tout ce que vous nous avez appris et apporté , je ferai de mon mieux, pour transmettre ces connaissances.
Merci monsieur.

Léa Sebag


CLASSE DE QUATRIEME


Merci Monsieur Azogui d’avoir été présent
Près de nous pendant chaque moment et chaque instant
merci pour chaque conseil que vous avez donné
toujours avec le sourire pour aider

nous aurions voulu vous connaître d’avantage
pour faire avec vous cet incroyable voyage
une partie de vous restera à jamais on nous
Car pour Maimo À vous seul vous êtes un tout

Sans vous à l’école rien ne sera pareil
Vous resterez pour nous radieux comme un soleil
Vous nous avez aidé à nous améliorer

Vous faites comme partie de notre famille
Qui sera grâce à vous à jamais réunie
Où que vous soyez on vous oubliera jamais

Eden AMAR
Hava Romano
4e


Vous êtes parti mais
vous êtes toujours là,
quelque part en nous.
Vous êtes parti de notre
monde mais là haut,
vous nous observer.
Votre mémoire restera
gravée dans notre cœur,
a jamais.
Un cœur en or a cessé
de battre.
Il y’a des larmes qui ne
cessent jamais de couler,
des vides qui ne se comblent pas, des souvenirs que rien n’effacent et des personne qu’on ne remplace jamais…

Noa Conrard et Ahava Sabban


Monsieur Azogui vous étiez et resterez un pilier de Maimonides
Et sans vous l’école sera vide
On a que des bons souvenirs avec vous
Que ce soit les petits les grands où nous

Vous étiez un modèle passionné de ce que vous faisiez
Personne ne pourra vous remplacer
Merci pour tous les voyages les fêtes à l’école et les sorties
Vous serez gravé dans Maïmonide et dans nos esprits

Vous êtes c’est le seul qui aidez les enfants
Et aussi les parents
Plus de trois générations qui vous adorez et admirer
Vous allez nous manquer
Salomé Nizard et Nava Fitoussi


Aujourd'hui je fais ce poème,
Car nous ne sommes plus les mêmes.
Face à cette tragédie,
Nous avons perdu Monsieur Azogui.
Nous sommes tous déboussolés,
D'avoir perdu un membre pilier .
Il était toujours dans la joie ,
Et faisait son travail avec exploit .
Chaque jour il nous éblouissait,
Avec tout le savoir qu'il nous transmettait .
Merci Monsieur Azogui ,
De nous avoir tant appris.
Nous allons nous relever,
Et se souvenir avec fierté ,
De l'homme qu'il était
Elsa simon❤️


Monsieur Azogui,
Par où commencer?
Quelle choc d’avoir appris votre disparition samedi dernier.
Vous étiez avec nous il y’a 1 mois et maintenant nous n’aurons plus la chance de vous voir.Notre famille de maimo à perdu plus qu’un directeur à nos yeux vous étiez un peu comme un père pour nous. C’est difficile de réaliser ce qui entrain de se passer mais nous devons l’accepter.
Vous étiez un grand homme au grand cœur. Vous êtes partis si vite mais vous avez laisser beaucoup de traces sur cette terre. Vous aviez toujours étais là pour nous et pour d’autre milliers d’élèves et ce que nous pouvons retenir de vous c’est le respect, la solidarité, la détermination à nous transmettre les valeur de la torah mais aussi l’amour de la terre d’Israël. Je n’aurai malheureusement pas la chance de terminer ma scolarité avec vous, ni de faire le voyage Pologne Israël et le bac blanc bleu avec vous.
Merci pour tous ce que vous avez fais pour nous. Je me souviendrai toujours de vous et de vos petites blagues qui tomber toujours au bon moment. Je me souviendrai toujours de ces débuts d’année quand nous nous retrouvions tous les ans pour la réunion des délégués ou encore pour les conseils de classes. Vous étiez toujours en face de moi et vous me regardiez tout le temps en essayant de me faire rigoler. Mais c’est aussi un peu particulier pour moi car je perd aussi un oncle. J’ai malheureusement appris trop tard que vous étiez le cousin germain de mon grand père.
Je me souviens que j’étais venu vous voir à une bar mitzva pour vous dire bonjour et vous m’aviez tout de suite présenté à votre femme en disant : « regarde c’est la petite fille de Rémy.» et vous m’aviez pris dans vos bras. Ou encore quand je passer devant vous dans les couloirs et que vous me faisiez un clin d’œil.

Comment faire pour garder nous l’armes quand on ne vous verra plus dans votre bureau? Comment passer Yom Aatsmaout et Yom a Shoah sans vous ?
Vous allez terriblement nous manquer monsieur.
J’espère que du gan éden vous serez fier de nous.

Julia Sadoun



Quoi dire face à cette horrible nouvelle.Nous savons tous que Monsieur azogui était un grand homme et surtout le pilier de notre école.
Il restera à jamais gravé dans nos mémoires.
Et toutes nos pensées vont à sa famille qui doit poursuivre leur chemin sans lui malheureusement.

Rachel


Monsieur Azogui était un homme religieux,
Son savoir , sa gentillesse, son humour précieux.
Monsieur azogui vous nous manquerez souvent .
Maimonide sans vous ne sera pas comme avant

Ilana Sberro


Poème pour Monsieur Azogui:
Il était toujours très souriant
Et joyeusement
Il répondait à nos questions gentiment
Et passionnément
Il nous apprenait les valeurs de notre religion

Emma Sitbon

 

Charles Bloch


NISSIM

En arrivant à l’école, les trois étages sont durs à grimper à la cadence des marches essoufflées et des regards croisés dans l’escalier.

Il était là.

« Salut Bloch! », lançait-il alors dans un sourire que ceux qui le connaissaient savaient deviner derrière sa moustache et par delà sa posture.
Il était là, devant la porte ouverte de son bureau.
Je suis tenté de le représenter comme pourrait l’inspirer sa fonction: droit comme un i, les mains dans le dos...mais il ne se tenait pas comme ça.
A la bonne saison, ses polos clairs laissaient voir les marques des tephilines sur son bras. Signe que sa journée pouvait commencer. C’était à lui d’écouter et la porte ouverte ne l’était pas pour rien.

Si le flot des élèves le permettait, on s’échangeait une poignée de main. Fusse-t-elle fugace dans notre course respective, elle portait toujours la même valeur, celle du relai que l’on passe, celle du courage qu’on partage et de la confiance que l’on place.

Pour beaucoup il était le Proviseur Adjoint ou Monsieur Azogui. Je suis fier d’être de ceux pour qui il était Nissim. Car il faisait partie de ces hommes dont le respect passait par la chaleur, le tutoiement, le clin d’oeil, le rire...Le reste n’était que protocole.

Dans son bureau, il laissait la place au silence, à l’écoute, à la reflexion.
De cette façon qu’il avait de se rejeter en arrière sur son fauteuil, un bibelot à la main pour l’aider à réfléchir, je savais qu’il m’offrait la certitude que je serais entendu et qu’il reviendrait très vite avec la solution que j’étais venu chercher.

Puis il y avait souvent cette tape dans le dos, ce geste de rupture, cette façon qu’il avait de briser les barrières. Comme je l’ai souvent vu faire avec les élèves.
Quand il passait en classe pour une communication, il veillait à toujours lâcher un mot pour les faire sourire, le coeur passait avant tout.
Et la fois où je l’ai vu danser au milieu des enfants, c’était un amour profond.

Nissim se trouvait là. Au coeur des élèves, au coeur de l’école. Il est maintenant à l’intérieur du nôtre, à une place éternelle qu’on aurait tant voulu lui accorder bien plus tard.

Sa porte est toujours là.
Et plus difficile encore que les trois étages à gravir en revenant au lycée, ce sera de la voir fermée.

De passer devant.
Et de continuer ma route.

 

Léon SEBBAG

J’ai eu le privilège d’écouter ses conseils aux nouveaux bacheliers en septembre dernier Que de mots et bons conseils entendus Il manquera à toute la famille éducative

 

Alicia, Lou, julie DAHAN

Nous avons été très affectés par la disparition de MR AZogui. Il nous a accompagné durant toutes ces années avec bienveillance et exigence. Sioniste de la première heure, Mr Azogui nous a transmis l’amour disrael, les valeurs du sionisme, et le devoir de transmission. C’est une figure emblématique de l’école qui nous a quittés. Suivons son modèle. Merci infiniment de nous avoir permis d’assister à son enterrement et de lui rendre un dernier hommage

 

Dorothée HADDAD

C’est avec une grande émotion que l’on parle aujourd’hui de Mer Azogui au passé!!! Tout d’abord mes pensées vont directement à son épouse,ses enfants, et toute sa famille... Qu’il puisse continuer de vous protéger et protéger tous ses élèves et ils sont nombreux!!!! Mes deux filles étaient à Maimo il y a de ça une dizaine d’année pendant toute leur scolarité. J’ai donc réinscrite ma dernière pour la rentrée de Septembre! C’est bien sûr Mer Azogui qui nous a reçu, et il nous a reçu non seulement avec grand plaisir,partagé bien sûr,mais toujours avec sa petite pointe d’humour qui savait mettre les enfants en confiance,et leur faire savoir qu’ils auraient tous une écoute sincère auprès de lui! Alors encore BRAVO pour tout ce que vous étiez. Vous nous manquerez tous beaucoup,mais nous savons que vous continuerez à protéger tous vos enfants. C’était l’emblème de l’école Maimonide et le restera bzhm. Famille Haddad

 

Brigitte BOTBOL

J'ai toujours pensé que la mort n'est pas le dernier mot de la vie. M. Azogui, vous êtes parti...et je ne peux me résoudre à l'admettre. Pourquoi vous??? Sûrement parce que c'est vous qui brillez le plus!!! Comme tant d'autres, je veux témoigner de l'homme de conviction que vous êtes. De votre culture si étendue, de l'intelligence avec laquelle vous menez votre mission éducative, du gardien des valeurs du judaïsme que vous êtes. De, comme l'as si bien dit Michel,cet "éducateur né" qui a accompagné et fait grandir tant de générations d'enfants. Votre empreinte est à jamais gravée en eux mais aussi en chacun de nous, vos collègues.... Vous êtes parti ... et c'est un pilier qui vient de tomber !!! Je ne peux pas parler de vous à l'imparfait et d'ailleurs l'imparfait ne vous va pas!!! Je ne veux parler de vous qu'au présent!....AU FUTUR !!! Vous serez toujours présent!!!!!

 

Lisa ELKOUBI

Un grand monsieur qui remplissait ces fonctions parfaitement au sein de l’établissement Maimonide. Notre école ne sera plus pareille. Nous souhaitons un immense courage à sa famille ainsi qu’à tout Maimonide afin de surmonter sa perte trop soudaine. Barouh dayan aemeth.

 

Jean Marc CHOUKROUN

Je peux témoigner du souvenir de ma seule entrevue avec Monsieur AZOGUI alors que j'étais convoqué pour le comportement "déplacé" de mon fils en classe. J'ai le souvenir d'un homme intelligent, à l'écoute, très fin dans son analyse de la situation, et juste. Mais je me souviens surtout d'un homme d'une très grande bienveillance à l'égard des enfants. Une qualité rare.

 

Nathalie LELLOUCH

Que de souvenirs ! Vous avez toujours été la pour Samuel et Rebecca . Je repense à ces repas à la cantine pendant notre pause déjeuner ou nous échangions tous ensemble et souvent nous racontiez des anecdotes qui nous faisaient bien rire. Et pour finir le repas vous me disiez : alors Nathalie le tapis roulant n a toujours pas été construit pour m amener directement à mon bureau ? C est pour quand ? Et on riait tous. Comment écrire tous ces moments sans en oublier mais une chose est sur ,mes enfants ne vous oublieront jamais et moi je penserais à vous, chaque jour vous nous manquerez beaucoup.

 

Audélyane AKNINE

Très cher Monsieur, En apprenant la nouvelle ce soir, j’avoue avoir longtemps pleuré…vous aurez été ce professeur de Zaït aux blagues parfois difficiles à comprendre, ce professeur de techno pour qui différence entre matériel et matériau était primordiale , mais aussi ce proviseur chez qui nos téléphones séjournaient de longs moments, ou encore cet accompagnateur mythique de nos voyages en Israël. Qui peut dire aujourd’hui être allé à Maïmo sans prononcer votre nom…qui peut citer les figures emblématiques du 11 rue des abondances sans citer votre nom ! Ah ça, cette kippa en tissu sur vos cheveux blancs et cette voix raisonnant sans cesse « on ne s’assoit pas dans les couloirs ».Mais surtout, ces répétitions interminables avec les élèves de seconde qui de toute façon ne savent pas chanter. Et pourtant ! Pourtant vous reveniez l’année suivante armé d'un sandwich au thon et gardant l’espoir d’un violoniste ou guitariste caché dans cette foule d’élèves sans tempo. J’ai eu la chance de croiser votre route…peut être ne vous en souvenez-vous pas mais vous avez su me redonner le sourire plus d’une fois. Souvent c’est lorsque l’on veut le plus en dire que les paroles nous manquent. Alors il faut savoir se jouer des mots, comme les maux se jouent de nous. Vous étiez ce professeur, ce proviseur, ce directeur, et vous étiez ce parrain ; celui dont on a peur, celui que l'on aime malgré tout, mais d'abord celui que l'on respecte. Vous étiez…mais vous êtes et vous serez toujours le papa, le papi Azogui de tous ceux qui sont passés par Maïmo Merci du fond du cœur pour tout ce que vous avez fait pour nous, au revoir.

 

Karine OUALID-LINDENBAUM

Chère Madame, Notre fille Noa est depuis cette année dans votre établissement et elle y est heureuse,nous sommes plus que peinés de la perte de Mr Azogui e.Nous n'avons pas eu le plaisir de le connaitre mais notre fille nous parlait tous les jours de Mr Azogui et du voyage Pologne/Israel en sa compagnie et celle de son épouse.Son départ est une perte pour nous tous et nous présentons nos sincères condoléances à sa famille. Son souvenir sera a jamais gravé dans nos mémoires ,Noa et moi même allumerons une bougie à chaque Shabbat . Shabbat Shalom Famille Oualid

 

Elodie ZUZEL

M Azogui a reçu notre fille pour son entretien d'admission à Maimonide, l'année dernière. Nous nous souvenons d'un homme très gentil,d'une grande humanité et investi à la fois dans son rôle d'enseignant et dans la transmission des valeurs du judaïsme. nous présentons nos condoléances à sa famille, ses collègues et ses amis. Barouh Dayan Aemet.

 

Zoé ROTKOPF

Cher monsieur azogui, Il est actuellement 3h00 du matin et je n’arrive pas à dormir. 4h heures plus tôt j’ai appris que vous n’étiez plus de ce monde. Il est 3h du matin je n’arrive pas à dormir alors j’écris ma peine Votre départ est un déchirement,je suis anéantie et dévastée. Je n’arrive pas à y croire. Je n’arrive pas à croire que je ne reverrai plus jamais celui qui m’a aidée, celui qui m’a écoutée lorsque ça n’allait pas fort et qui m’a épaulée, celui qui m’a tendue la main quand je suis tombée dans l’eau et celui qui m’a rattrapée quand j’ai failli tomber d’un rocher. Il y a eu Mme Lafitte, mais il y a eu également vous. En fait, je ne sais pourquoi j’emploie le passé, il y a Mme lafitte et il y a vous. Il y a vous deux qui ont aidé la petite fille si timide de 4ème, celle qu’il n’osait pas approcher les autres, cette petite fille,vous l’avez guidée et écoutée. Grâce à vous aujourd’hui, la petite fille timide est devenue l’adolescente très bien dans ses baskets et qui adore ses amies et son école. Je n’oublierai jamais les cours de chant dans le bus en Pologne, les énumérations des règles à ne pas enfreindre lors des voyages, les colères lorsque vous entendiez du bruit depuis votre bureau et quand on traînait dans les escaliers. Et également vos yeux ronds à la vue de mes notes en maths. Sans vous, Maïmo n’est plus Maïmo. Je n’aurais jamais imaginé que ça se finisse comme ça, j’aurais aimé vous prendre dans les bras lors de la découverte des résultats du bac. Je vous ai parlé la dernière fois le mercredi 10 mars, je vous ai exposé le problème que j’ai rencontré.

Le vendredi 13 Mars alors que l’école allait fermer à cause de ce fichu virus , vous êtes venu me voir pour me demander si tout allait bien. Si j’avais su que c’était la dernière fois que je vous voyais ,je n’aurais pas hésiter à vous prendre dans mes bras. Jusqu’au bout vous avez été droit,attentionné et bienveillant. J’espère que de la haut vous nous surveillez et que vous serez fier de nous. Je vous porte dans mon cœur et je vous jure de ne jamais vous oublier. Un baiser vers les nuages. A très bientôt.

 

Raphael EDERY

J'adresse à la famille de notre Cher Regretté Nessim Azogui zal , ma profonde tristesse pour le départ de ce Ich Yéoudi. Il a montré et démontré sa vocation pour l'Education des enfants de la Communauté, avec une mission totalement accomplie, dans l'un des fleurons des réalisations éducatives de la Communauté. Un sens rare de l'amour d'Israël, des gens et de la terre. Un sionisme sans frontières, ici en France et là-bas en Israël. Une réunion de raffinement au service du bien éducatif et des valeurs morales de nos traditions. Ce départ précipité, le positionne dans une situation de proximité avec tous nos Tsadikim. Nul doute que sa prière auprès du Très-Haut saura appuyer les nôtres pour une délivrance prochaine. Les Institutions Rambam de France et d'Israël lui resteront redevables. Il rejoint les grands acteurs de l'Institution au service de l'Education. Que son âme soit rattachée au faisceau des Vivants. Amen.

 

Noa COHEN

Nous partageons votre peine et tristesse devant le vide que nous laisse Monsieur Azogui. Que sa belle âme repose en paix et que sa femme, ses enfants et son petit-fils, amis, collègues et tous les enfants de notre école gardent précieuse sa mémoire dans leurs cœurs et trouvent la force de surmonter la douleur et le chagrin dans cette cruelle épreuve. Que son âme soit bénie. Famille Cohen Michel, Sabrina, Elsa et Noa (2nd1 2020)

 

Carine ELGRABLY

M. Azogui était l ‘âme de l école maimonide c ‘est une grande perte et nous partageons la douleur que traverse toute l équipe qui a travaillé avec lui pendant longtemps et souhaitons beaucoup de courage à sa famille Famille Elgrably.

 

 Yehezkel LEVY

Été 2013 en Israël, sur les marches descendant vers le Kotel, rencontre imprévue avec Monsieur Nissim Azogui ז"ל. Je me souviendrai toujours de ces quelques mots échangés de la manière la plus naturelle qu’il soit comme si nous étions dans la cour de l’école Maïmonide. Il n’y avait en effet pas de meilleur endroit pour le rencontrer, face au lieu le plus respecté du judaïsme qu’il aimait temps. Qu’Hachem aide ses proches à poursuivre dans la lignée de ses grandes actions ת.נ.צ.ב.ה.

 

Patricia BENARROCHE SERFATY

Ma fille est nouvelle dans l’école. Nous avons été accueillis lors de l’entretien préalable à l’inscription par M.Azogui qui a trouvé les mots justes et nous a fait une très forte impression. Cet accueil chaleureux nous a marqué. Nous avons été très sensibles à son engagement pour la mémoire de la Shoah. Son décès nous a beaucoup attristé et nous sommes de tout cœur avec sa famille et ses proches dans ce moment difficile.
 

 

Famille DERHY

M. Azogui zl a toujours été craint et respecté par ses élèves. Pas cette crainte de la punition mais plutôt celle de décevoir. Au delà de sa rigueur il œuvrait toujours pour le bien et l’intérêt des enfants. Je me souviens qu’il m’avait téléphoné une fois pour me convaincre d’envoyer un de mes enfants à un voyage, quelle gentillesse. Baroukh Dayan Haemet

 

Natacha HADDAD

Mon fils et moi avons été terriblement chagrinés Par le décès trop précoce de Mr Azogui Mes pensées affectueuses accompagnent toutes les personnes Famille, amis, collègues qui souffrent de son départ. Qu’Hachem les aides à surmonter leur peine.

 

Marc NAIM

Bonjour Nous sommes profondément choqués par cette très triste nouvelle. Il était bon et incarnait les valeurs du judaïsme et du sionisme. Il était un symbole de notre École. Aujourd'hui nous sommes tous orphelins. Toutes nos condoléances à sa famille. Bien Cordialement Sophie et Marc Olivier Naïm

 

Fréderic TIBI

Combien d’élèves, combien de vos enfants devrais-je écrire, sont passés par votre bureau et à qui vous laissez un souvenir d’un homme exceptionnel, d’une extraordinaire bienveillance à leur égard. Vous faisiez partie des murs de cette institution et de cette si grande famille, MAIMONIDE. Vous allez tellement manqué à cette, à votre maison.

 

Famille KLEIN

Nous sommes très peinés par le départ brutal de Mr Azogui (z'l) c’était un pilier de l’école Maimonide ,il connaissait tous ses élèves et savait mettre en valeur le meilleur de chacun il a su transmettre à nos enfants des valeurs solides il nous laisse l'image d'un "mensch" nous ne l’oublierons jamais.

 

Ariel et Jérôme HEUBERGER

C'est avec une très grande tristesse que nous avons appris la disparition de Monsieur Azogui. Nous gardons le souvenir d'un homme très humain, si gentil et bienveillant. Toutes nos pensées vont à sa famille. Baoukh Dayan Haémet.

 

Odaïa LEVI

Mr Azogui je m'adresse à vous même après votre décès je vous connais très peu mais assez pour avoir entendu tellement de bien sur vous dés le primaire puis je suis arrivée au collège avec joie et je vous ai vu puis je vous ai entendu adresser quelques mots pour le premier jour de la 6eme et toujours avec le sourire toujours avec la bonne humeur j'étais stressée mais en vous voyant je me suis rappelée les mots de ma soeur Shani de mon frère Elior et de ma mère disant que vous êtes une personne très gentille et surtout marrant, la première question que je me suis posée après votre décès c'est comment va t-on vous remplacer comment va t-on faire sans vous? et des copines m'ont répondu le remplacer en pleurant mais je leur ai bien répondu que vous étiez irremplaçable. Je me suis adressée à vous pour vous dire que personne ne vous oubliera et pour vous dire que vous êtes comme notre père merci pour tout ce que vous avez fait pour nous et je sais que vous nous écouter même si vous êtes a dés kilomètres de chez nous ... odaïa Lévi

 

Sherel MIMOUN

Par où commencer ? Je ne sais pas, trop de chose à dire sur ce grand monsieur qui nous a malheureusement quittés samedi après-midi. 
Cette nouvelle nous a vraiment bouleversé à tous, se dire que l’un des piller de Maimonide, notre directeur, notre éducateur, notre enseignant, nous a quitté, ce n’est pas possible. Se dire qu’il ne va plus passer dans les couloirs de l’école et me voir assise sur les marches des escaliers et nous dire « mais qu’est ce que vous faites assises par terre ? » il nous à tant apporter, que ce soit au niveau de la religion mais aussi au niveau du devoir de la mémoire et de son amour propre pour Israel. J’ai eu la chance de le voir une dernière fois, lors de son intervention en classe de Tes, pour parler à un garçon de ma classe qui portait le masque et il ne comprenait pas pourquoi. Monsieur Azogui était un homme saint, un homme peut être sévère devant nous mais qui ne voulait que la réussite et le bien de ces enfants, je parle de ces milliers d’élèves qu’il a vu défilé dans son bureau et qu’il a vu défilé dans les couloirs sans la kippa, sans la blouse, avec une jupe un peu courte ou avec les cheveux trop long. Alors quand j’ai appris la nouvelles j’en ai parler avec mes grands freres et ma grande soeur qui connaissent aussi très bien votre papa, votre mari car ils ont eu la chance de faire leur scolarité à Maimonide. Mon frère me racontait ces anecdotes avec lui, et il a toujours voulu être un éducateur à notre égard. Beaucoup de larme on été versé. Aujourd’hui, à l’heure ou j’écris, je me rend compte que j’ai eu beaucoup de chance d’avoir fait votre dernier bac bleu blanc, je serai éternellement reconnaissante face à vous, face à votre force avec des élèves pas toujours évidents à gérer dans le car quand on voulait mettre la baffe, je me rappel de vous lors de la randonné, vous ne lâchiez rien meme si vous étiez épuisé et c’est sa qui fait votre force. Mon père a toujours eu du respect pour vous, il est allé sur la tombe de votre papa avec Raphael Pinto et ça il ne l’a jamais oublié er je pense que vous aussi, et malheuresement nous avions pu assister a votre enterrement hier… vous nous avez quitté trop tôt. Vous ne souffrez plus mais votre entourage et nous en tant que vos enfants de Maimonide souffrons de votre disparition. Vous avez laisser derrière vous beaucoup d’enfants. Revenir à l’école, ne pas vous voir, lors de la remise des diplômes ne pas prendre de photo avec vous, et ne pas vous dire MERCI pour ces belles années qui seront surement les plus belles de notre vie, ceci me parait impossible. Je vais le faire maintenant, je tenais à vous remercier pour l’amour que vous aviez pu nous donner toute ces années, tout votre temps passée pour l’organisation des voyages, pour les musiques du voyage Pologne-Israel, grâce à vous on a découvert tellement de chose, et j’en serai toujours reconnaissante. Rien que de revoir les photos, les vidéos du bac bleu blanc avec vous… je n’arrive plus à écrire. Vous étiez un homme avec un coeur, une force, vous étiez un grand et on pouvait le voir à travers toute vos actions. Les générations futures de Maimonide ne connaitra pas le grand homme que vous étiez. Madame Azogui, permettez-moi de vous dire que votre mari été une personne incroyable, qui voulait essayer de faire plaisir à ses élèves, un homme généreux, je vais pas répéter toute ces qualités, mais c’était vraiment un homme. Et ne vous inquiétez pas de la où il est aujourd’hui, il vous protège, vos enfants, vous-même, ainsi que son petit fils qui vient de naitre et qu’il n’a pas pu connaitre malheureusement, il n’est peut être pas la physiquement mais il le sera toujours spirituellement. Je vous souhaite beaucoup de courage à vous ainsi qu’à vos enfants. Reposez en paix, protégez votre famille, nous, vos collègues. Merci pour tout.

 

Famille AMSELLEM ( Jade , David , Léni )

Avec mon époux nous n’avons pas eu la chance de vous connaître mais à la réaction de notre fille à l’annonce de votre perte « Maïmo ne sera plus jamais pareil » nous mesurons la place centrale que vous occupiez avec discrétion et talent. Nos pensées vont vers sa épouse , ses enfants et sa famille Maïmonide amputée d’un pilier.

 

Yves BARBELON

Par quoi commencer ? Il y aurait tellement de choses à dire. J'ai pu côtoyer Nissim Azogui au sein de l'établissement de Boulogne. C'était une personne des plus chaleureuses et ayant un humour absolu. Je tiens à présenter toutes mes condoléances à sa famille.

 

Elie TOLEDANO

J’ai eu la chance de côtoyer notre cher et regretté Monsieur Azogui lors de ma scolarité à Maïmo, et je l’ai retrouvé quelques années plus tard, lorsque j’ai été responsable logistique des voyages scolaires qui ont amené les élèves de Seconde et de Terminale en Pologne et en Israël. J’étais d’ailleurs avec lui dans tous ses voyages ces trois dernières années, et ça m’a permis de travailler à ses côtés et de découvrir une nouvelle facette de lui. Mon anecdote remonte au temps où j’étais élève, le groupe B de la classe de 5ème2 de 2005/2006 pourront témoigner. Une semaine sur deux, en demi-groupes, nous avions cours de technologie avec Monsieur Azogui. C’était l’occasion de découvrir avec une autre casquette, le directeur que nous craignions tellement. Mon histoire se passe lors du premier cours de l’année. Nous nous retrouvons donc Monsieur Azogui et nous, dans le labo du deuxième étage, plein d’appareils et d’instruments pour que l’on puisse fabriquer notre propre projet au cours de l’année. Mais la première question que nous pose le professeur : Concrètement, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir construire ? Commence alors un brainstorming entre nous et lui pour déterminer quelle sera la nature de notre projet. Monsieur Azogui anime donc ce sérieux débat en nous dirigeant grâce à des questions telles que « de quoi a-t-on besoin à la maison ? » ou autre « mais comment rendre cet ustensile encore plus fonctionnel ? ». Petit à petit, nous donnons chacun nos idées et arrivons vers une invention qui semble réalisable. Monsieur Azogui nous résume alors le projet afin d’être sur que nous sommes effectivement sur la même longueur d’onde : « Nous cherchions donc un nouveau concept afin de pouvoir se transmettre des messages écrits à la maison et laisser des messages à sa famille, n’est-ce pas ? Dites-moi si je me trompe parce que je ne fais que répéter vos idées. Donc, nous avons dit que nous construirions un petit camion en plastique avec des roues pour faciliter le déplacement, sur lequel nous allons fixer à l’arrière un bloc-note. Pour écrire, nous allons forer des trous sur l’avant de l’appareil, dans lequel nous pourrons ranger des stylos. C’est bien ça ? Ah oui et vous aviez aussi dit qu’il fallait un voyant lumineux, permettant d’indiquer la présence de message, et activé par un interrupteur posé sur le dessus de notre camion. Ça va on est bon ? » Nous acquiesçons donc, avec tout l’enthousiasme d’un enfant de douze ans qui s’apprête à réaliser son premier projet de toute sa vie, projet que nous avons conceptualiser seuls, sans l’aide d’un quelconque adulte. Devant nos sourires ravis et rêveurs, Monsieur Azogui prend quelques pas en arrière et s’approche de son bureau sur lequel repose un tas de feuilles parfaitement empilées. Il saisit celle du dessus sans nous révéler ce qu’elle dissimule, l’observe quelques secondes, puis la retourne vers nous en demandant « Quelque chose dans ce style là par exemple ? ». Nous nous regardons choqués puis dévisageons notre professeur bouches bées, non sans une évidente admiration à son égard. À ce moment-là, il tenait dans ses mains le plan précis de notre modèle qu’il avait imaginé au préalable. Il nous avait tous berné dans ce qu’on pensait être notre idée ! En réalité, même si nous avions été « accompagnés » dans nos choix, finalement on croyait en ce projet, et sa combine nous avait tous convaincu ! J’ai énormément appris de Monsieur Azogui. À chaque étape de ma vie. Ces dernières années ça avait été d’un point de vue éducationnel et humain, il m’inspirait dans sa bienveillance et sa rigueur, et avec beaucoup de recul j’ai réalisé que je me suis déjà beaucoup inspiré de la technique dont je vous ai fait part dans mon anecdote. Mais Monsieur Azogui c’était ça. Un vrai grand homme, qui arrivait à bout de tout ce qu’il entreprenait. Il était inspirant et nous transmettait ses valeurs par tous les moyens. Il était aussi doté d’un humour infaillible, et d’une autodérision à toute épreuve qui a fait notre bonheur chaque année à la kermess de Pourim, pendant laquelle nous pouvions viser son portrait, armés d’un pistolet à billes. Et Monsieur Azogui nous aimait. Il aimait son travail, mais il aimait aussi ses élèves. Je n’ai jamais vraiment su quel était officiellement son poste lorsque j’étais élève, entre nous nous l’appelions le « directeur ». Mais il me semble qu’il était CPE ou surveillant général (ou peut-être que c’est la même chose). Ce que je sais, c’est qu’après mon départ de l’école il était devenu directeur adjoint. Récemment, au cours d’un voyage, il m’avait confié qu’il regrettait profondément dans son nouveau poste, la proximité qu’il pouvait avoir avec les élèves dans son ancien. Il avait ponctué sa confession par un « il y a des élèves dans l’école dont je ne connais même pas le prénom, tu imagines ?! ». Et non, je n’imaginais pas. Lui qui connaissait encore mon prénom, la profession de mes parents, le parcours actuel de mes grands frères et soeurs, ou même la synagogue dans laquelle mon oncle priait à Jerusalem. Mais maintenant c’est nous qui allons lui rendre la pareille. Nous ne l’oublierons jamais. Ni lui, ni toutes ces histoires que nous racontons à son sujet. Mais surtout ce que nous garderons à vie, et nous savons que c’est ce qui lui tenait le plus à cœur, ce sont ses leçons de vie et les valeurs qu’il nous a transmis et qu’il à répandu à travers les générations. Monsieur Azogui vivra éternellement à travers nous et à travers l’école. Il était irremplaçable et ne sera pas remplacé. J’ai envie de dire que les prochains voyages ne seront pas les même sans lui, mais je n’arrive même pas à les imaginer. Il va terriblement me manquer. Au revoir Monsieur Azogui, reposez en paix. Elie Toledano - Promotion de 2011 (puis 2012).

 

Anne-Laure ARKI

Quelle triste nouvelle, le décès de Nissim Azogui, Directeur adjoint de l'école Rambame Maïmonide. Je suis parent d'élève, je ne lui ai jamais parlé mais je l'apercevais souvent le matin à côté de Mme Lafitte. Il semblait un homme bienveillant, soucieux et concentré dans son travail. Un homme serein et dévoué . J'ai une peine immense pour ses proches, sa famille, ses enfants, la peine du deuil, la peine de perdre un être cher, personne ne peut remplacer un père, un frère, un bon ami, un mari, un collaborateur de longue date pour tous ceux qui travaillait avec lui. Je suis très triste également pour toute l'équipe pédagogique de Maimo, qui en plus de leur tristesse, doivent continuer malgré tout à maintenir le lien avec nos enfants, en faisant un travail exceptionnel auprès de nos enfants. Et je les en remercie du fond du cœur, car sans ça nous ne tiendrons pas et nos enfants non plus J'espère que vous êtes serein M. Azogui au Gan Éden, vous continuerez à toujours veiller sur nous avec beaucoup de bienveillance j'en suis certaine. Merci pour tout ce que vous avez fait auprès de nos enfants, vous êtes parti trop jeune, trop vite. Reposez en paix.

 

Gaby HADDAD Guetta

Monsieur Azogui J’ai du mal à penser que Maïmo va reprendre un jour le cours de son existence sans vous... Pour moi, Maïmo c’est vous et personne d’autre. J’ai été votre élève, et vous avez fait parti de ma vie pendant une longue période. Je peux dire que je n’ai pas connu d’autres écoles que Maïmo à part pour mes études supérieures. De la première maternelle à la terminale, je n’ai pas quitté votre établissement, donc 15 années à vous croiser et à vous côtoyer. Vous avez marqué ma vie.. J’ai aimé ma scolarité. Mes amis d’aujourd’hui sont ceux que j’ai connu à Maïmo. Bientôt 27 ans d’amitié avec Ornella qui est ma soeur de cœur aujourd’hui. Vous avez su nous enseigner un amour pur du judaïsme sans contrainte et un amour sincère et durable du prochain. A savoir qu’il faut évoluer chaque jour, respecter son prochain et ne jamais faire de Lachone Ara. Si j’en suis là aujourd’hui c’est en partie grâce à votre rigueur. Vous faisiez partie de nous, de notre famille. Dans ma famille on parle tres souvent de vous puisqu’avant moi vous avez connu ma soeur Karin avec qui j’ai 11 ans d’écart et mon frère David qui vous en a fait voir de toutes les couleurs mais que vous avez remis sur le droit chemin. Je pourrai vous donner dès dizaines d’anecdotes en passant par le voyage Pologne Israel ou avec une amie vous nous aviez réprimandé le premier soir parce qu’on chahutait et Vous nous aviez fait croire que vous aviez appellé nos parents pour nous faire réaliser qu’on ne pouvait pas se comporter de la sorte dans un endroit si symbolique. Vous aviez raison, ce voyage a marqué ma vie.. je vous revois ému au passage de chaque lieu alors que chaque année vous y alliez. C’était tellement important pour vous la transmission.. Vous accordiez une importante énorme aux cérémonies de commémoration, on y passait un bon mois à s’entraîner en cours de musique ou en cours de Kodech. On avez tous hate d’arriver en Terminal pour jouer ce rôle si important dans la cérémonie de la Shoah. Aujourd’hui je vis une situation difficile qui B’H je l’espère va s’arranger mais vous aviez toujours une place dans mes prières. Je prie désormais pour l’élévation de votre âme auprès des plus justes. Vous nous manquerez à tous énormément ... ברוך דין האמת❤️ J’envoie beaucoup de courage et beaucoup d’amour à votre famille... Gaby HADDAD Guetta Promotion 2009

 

Sonia LEVI

Mr Azogui... Je ne vous connaissais que très peu personnellement mais quelle fut l'immensité de la tristesse que j'ai ressenti lorsque j'ai appris votre décés... Quelle perte pour les enfants et pour l'école... rien ne sera jamais comme avant! J'ai retenu une chose de vous, c'est la grandeur de votre coeur et je n'oublierais pas votre générosité envers mes enfants... Reposez en paix au Gan Eden Mr Azogui, vous allez nous manquer mais, nous nous reverrons très vite après la venue du Machaih! AMENNN.

 

Ronit KAROTCHI

Mon fils a eu Monsieur Azogui en tant que professeur et en garde un merveilleux souvenir et surtout une dernière chose qu’il me répète c’est monsieur Azogui qui dernièrement apprenait aux élèves comment se laver les mains juste avant le confinement. Un grand Merci à lui et nous sommes de tout cœur avec sa famille. Paix à son âme. Barouh Dayan ha emet.

 

Prosper BENSAMOUN

Monsieur Azogui faisait partie de ces personnes qui ont le don de distribuer du bonheur autour d'eux et rendre chaque instant de la vie précieux, il a apporté beaucoup d'amour et d'attention à tous ceux qui ont eu la chance de le connaître. Cet amour et attention resteront à jamais gravé dans nos mémoires. Sincères condoléances à sa famille.

 

Laurence BENHAMOU

Nous garderons en mémoire un homme un homme discret et d une infinie gentillesse Puisses Hachem vous offrir une place à gan Eden Amen

 

Noam COHEN

Une immense fierté de vous avoir connu et d'avoir travaillé a vos côtés.. Une partie de l'école Maïmonide est partie avec vous, mais de nombreux souvenirs, d'anecdotes me resteront en mémoire. Que votre mémoire soit bénie.

Noam, ancien responsable de la sécurité de l'école.

 

David ABHESERA 

Tant de souvenirs à raconter sur monsieur Azogui ... Tout d’abord cet amour pour la religion et l’importance de transmettre son savoir à chaque génération de son établissement . Il ne faisait aucune distinction et n’épargnez personnes. Lors du voyage de la mémoire en Pologne même après un grand nombre d’années ou il s’y était rendu , il s’intéressait de la même manière avec la même volonté et la même envie : de transmettre à ses élèves. Alors oui moi aussi j’étais régulièrement confronté à Mr Azogui pour cause de comportement. La plupart du temps il faisait preuve de clémence et de compréhension. Il y a toujours eu cette crainte qui aujourd’hui se transforme en gratitude car je me rend compte que tout ce qu'il voulait, tout ce qu’il chercher c’était le bien de ses élèves, et les éduquer et leur transmettre les meilleures valeurs possibles. Aujourd’hui vous pouvez partir serein monsieur, avec le sentiment du travail bien fait car quiconque étant passée par votre établissement en est ressortie plus mûre et plus mature du fait des valeurs que vous leurs avez inculqué. A chaque génération vous transmettiez ces chants en yiddich à l’approche du voyage en Pologne avec la même détermination et la même envie à chaque fois. Nous oublierons jamais vos cours de chants Vous étiez à l’écoute, attentif aux problèmes de tous et même si parfois vos sanctions/décisions pouvaient paraître sévères, elles étaient pour notre bien et nous ont fait grandir. Il y a quelques semaines encore vous êtes intervenues dans notre cours de kodesh pour nous rappeler l’importance de ces cours, et l’importance que vous avez consacré pour ses cours . Vous nous avez dit que nous étions le flambeau du peuple juif, et que nous jouions le rôle de transmetteur et que en tant que terminal nous devions montrer l’exemple . L’exemple de cette établissement c’était vous, le pilier de cette école .

Ne ne vous oublierons jamais et honorons votre mémoire comme il se doit . Merci pour tout  ❤ 🙏 

 

Ida COHEN

C’est malheureusement avec le cœur lourd que nous devons accepter cette disparition très éprouvante pour tous. Mr azogui était non seulement notre directeur adjoint mais plus que ça c était un père un pilier pour cette école et je lui serai reconnaissante toute ma vie. Merci de nous avoir apporté la torah la bonté la joie et le devoir de mémoire. Vous allez nous manquer monsieur Azogui.

 

Benjamin KTORZA

Un homme en or que je respectais ! Merci pour tout les enseignements.

 

Mickael ELHAÏK

Lors d’une conférence donnée en prévision du voyage en Pologne puis en Israël des élèves de seconde de Maïmo, un brouhaha s’est déclenché parmi nous dans la synagogue de l’école. Plutôt que de hausser la voix, Monsieur Azogui ז"ל nous a interrogé sur ce bruit. Mieux, il nous a fait nous interroger – n’est-ce pas là la grandeur d’un chef d’école ? – sur ce bruit. Quelle était son origine ? C’est ainsi qu’il nous a fait remarquer que ce bruit de fond qui agite les foules, était dû à la volonté que chaque élève avait de donner instantanément son avis sur ce qui se passe, ce qu’il entend sans écouter, ce qu’il vit. Monsieur Azogui ז"ל nous a donc demandé de faire un effort durant ce voyage : essayer de ne pas céder à la tentation de donner notre avis à voix haute au moment même ou ce dernier nous venait à l’esprit. Pour lui, la plupart de ces réactions, aussi rapides que vaines, auraient gagné à murir dans nos esprits pour que nous puissions en tirer le meilleur après réflexion. Nous avions en effet besoin d’extérioriser de manière immédiate car les propos tenus sans retenue, ne tiraient leur valeur que du moment auquel ils étaient prononcés et cela était bien la preuve de leur vacuité. Il nous invitait donc à ne pas sacrifier nos réflexions sur l’autel de la réactivité. C’est ainsi que j’ai suivi son enseignement pour lui rendre un hommage volontairement tardif, mais muri. Monsieur Azogui ז"ל est de ces hommes et femmes qui ont incarné le judaïsme, éduquant des générations entières de notre peuple. J’ai eu l’immense privilège d’en faire partie. Il alliait les qualités de nos pères ; la bonté d’Avraham, la rigueur d’Isaac et enfin la miséricorde et la vérité de Yaakov. Sa rigueur n’avait d’autre fin que de nous faire grandir. Il nous aimait et nous ne cesserons jamais de l’aimer. Nous lui devons tant. Tout d’abord, Monsieur Azogui ז"ל tenait à ce que nous grandissions dans la Torah, la crainte de D.ieu et les mitsvot. Il se consacrait à cette tache corps et âme avec une volonté d’une pureté sans égale. C’est à son engouement pour préparer les cérémonies de l’école que nous pouvions deviner ce qui l’animait. Son engagement dans les préparatifs de Yom Hashoah reflétait parfaitement à quel point il était résolu à ce que cette page déchirante de l’Histoire ne soit jamais déchirée. Il nous l’a transmise et grâce à lui, nous la transmettrons à notre tour. C’est en Pologne, dans les camps de concentration et les chambres à gaz, que monsieur Azogui ז"ל accomplissait son devoir de mémoire chaque année avec la même ferveur inspirant un respect infini des générations qu’il a accompagné. Son implication dans les préparatifs des cérémonies de Yom Hazikaron et Yom Haatsmaout témoignaient d’un profond sionisme et d’un attachement inextinguible à la terre d’Israël. Nous avons vécu cette passion avec lui chaque année au Bac Bleu Blanc. Monsieur Azogui ז"ל maintenait son autorité par sa sagesse et sa rigueur sans en oublier d’être proche de nous. C’était un homme drôle, attachant. Jamais je ne pourrai voir un film de Louis de Funès sans penser que l’icône du cinéma français imitait monsieur Azogui ז"ל. Si je n’ai vu que très peu d’enseignants ou de directeurs avoir le sens de l’auto dérision, je n’en ai connu aucun chez qui ce sens était aussi développé que le sien. Monsieur Azogui, pour être honnête, je ne me fais toujours pas à l’idée que je ne vous reverrai plus. Je n’arrive pas à imaginer qu’il puisse y avoir une école Maïmonide Rambam sans vous. Je m’adresse donc à vous une dernière fois. J’espère que je ne vous ai pas déçu et ne jamais décevoir les espoirs que vous avez mis en moi, en nous, en vous investissant autant dans notre éducation. J’espère que nous saurons vous rendre fier de nous. Ce nous vous inclut puisqu’il n’y a pas de nous sans vous. Quant à nous, nous sommes fiers d’avoir grandi avec vous, grâce à vous. Merci monsieur Azogui. Reposez en paix. ברוך דיין האמת

 

Noam HERSZKORM

Monsieur Azogui était un homme bon pour tout le monde il était gentil toujours souriant à l écoute que dieu garde son âme et qu il en prenne soin, il va beaucoup nous manquer à tous.

 

Yael KALFA

Voir en arrière fond à gauche d’une photo postée par l’une de vos élève, le tableau que je vous avais dessiné du Rambam, pour vous remercier de tout ce que vous aviez fait pour moi!!! Entre autre, Israël que j’ai découvert pour la première fois à l’âge de 22 ans grâce à vous; et voir sur cette photo, quand tant d’années sont passées, et qu’il y était tjrs accroché, me touche énormément. Je n’oublie pas tous vos conseils si précieux. Vous avez apporté à chacun de nous qui avons eu la chance de vous connaître!!!! Je sais que vous continuerez de veiller sur tous. Une surveillante qui ne vous oubliera jamais ❤

 

Elève (Anonyme)

Même si il y avait quelque problèmes entre monsieur azogui et moi même , Il était , et il restera une personne hors du commun , avec le cœur sur la main , Qui aimait plus que tout au monde les enfants. On l’a vu lors du dernier voyage en Pologne et en Israël .Vous nous manquez déjà monsieur !

 

Diane BISMUTH

Merci monsieur pour tout l'amour que vous avez su donner en étant toujours à la fois ferme et drôle. L'exemple que vous nous avez donné à tous, à des générations d'élèves, est tout simplement de faire le bien autour de nous. Vous ne nous l'avez pas transmis uniquement par les mots mais par l'action car c'est toujours ce que vous faisiez en toutes circonstances, vous êtes un exemple de vie pleine de sens construite sur de magnifiques valeurs le partage, la transmission, l'autorité bienveillante et toujours avec la joie. Vous étiez l'homme auquel on ne pouvait pas ne pas s'attacher et vous laissez beaucoup de tristesse en partant car vous aviez choisi de répandre l'amour autour de vous ... Nous gardons de vous que le meilleur donc de vous nous gardons beaucoup. Eclatez vous bien là ou vous êtes monsieur ... Une de vos élèves chanceuse.

 

Sigal KABLA

Si je m’en souviens j’essayerai de faire porter mon déguisement de Cruella à ma petite sœur, peut-être gagnera t elle le concours de déguisement...

 

Anaelle SEBAGH

Monsieur Azogui , Que dire ? Que rajouter à tous les mots si bien écrits par tous les autres élèves de maimo ? Vous étiez le pilier de l Ecole , vous étiez notre pilier . Quand on vous voyait on ne savait si il fallait ressentir de la peur ou de l’admiration . Vous êtes celui qui nous a fait grandir , qui nous a engueulé , qui nous a fait comprendre ce qu est être juif , qui nous a raconté mieux que personne notre histoire et qui nous a condamné à ne jamais l oublier . VOUS êtes celui qui à chaque élève a déjà fait une réflexion qu elle soit bonne ou mauvaise mais toujours avec un respect épatant et une leçon de vie à la clef . VOUS êtes celui qui durant mes 2 années en temps que directrice du bureau des élèves ne m’a jamais refusé un de mes projets en me répondant toujours « Anaëlle, rien n’est impossible si tu donnes le meilleur de toi , et si vous tous du bureau donnez le meilleur de vous même » Grace à ce grand Homme des familles entières ont été nourris avant de nombreuses fêtes seulement parce qu il nous a toujours encouragé à donner le meilleur de chacun de nous afin de subvenir aux besoins de ces familles . Jamais une seule fois , Mr Azogui dans ses discours ne nous a pas appris quelque chose . Ces colères ne témoignaient en réalité que de l amour qui l éprouvait pour chacun d entre nous . Aucun élève de maimo n a pas une anecdote à raconter avec Mr Azogui : que se soit en voyage Pologne -Israël ou il a renforcé l identifié de chacun d entre nous , dans les couloirs du troisième étage , au bac bleu blanc ou encore à la cours de récréation de 15h30 pour nous distribuer les sandwichs restants avec un énorme sourire ... Mr Azogui a fait de nous une grande famille qui s appelle « la famille Maimo » dont lui est le père . Pour toutes ces choses MERCI MR AZOGUI . VOUS RESTEREZ À JAMAIS GRAVÉ DANS LA MÉMOIRE DE CHACUN D ENTRE NOUS . On vous aime ❤

Enfin , mes pensées vont évidemment à sa femme et ses enfants mais aussi à sa deuxième famille avec qui nous l avons vu chaque jour : Mme Lafitte , Clarisse Demri ,Annie Abitbol ainsi que tous les professeurs : vous êtes ses arrières 😍 Votre élève préférée 😉.

 

Anna BLOCH

Monsieur Azogui était un homme de sagesse qui nous a transmit tant de valeur et nous a fait vivre un voyage inoubliable marqué dans nos cœur à vie on dit souvent que maimo est une famille dont monsieur Azogui était le papa il va beaucoup nous manquer c’est une grande perte ❤

 

Laura BENHAMOU

Cher Monsieur Azogui, Comment pourrais-je vous oublier ...? Élève de Maimo du CE2 à la terminale, promotion 2013, j’ai effectué toute ma scolarité à vos côtés. Lorsque je vous ai dit faire partie de votre famille (le nom de jeune fille de ma mère est Azogui), vous m’appeliez votre petite cousine quand vous me voyiez dans les couloirs... De nombreux souvenirs me viennent à l’esprit quand je pense à vous. En voici deux qui me tiennent à cœur: Lors du voyage Pologne Israël 2011, j’ai vécu l’un des jours les plus durs de ma vie: Levés à 6h du matin pour aller à Auschwitz/Birkenau, nous en sommes sortis changés à jamais.. Puis nous avons pris le car en direction de Treblinka.. La route étant longue, nous avons vu à la suite La liste de Schindler et Les Survivants de Sobibor dans le car... La terrible réalité de la Shoah m’étant insupportable, j’ai fondu en larmes . Alors ... vous êtes venu me voir, vous avez séché mes larmes et vous m’avez dit: « c’est fini maintenant, tous ces nazis sont morts et nous, on a Israël ». Je n’oublierai jamais ces paroles qui m’ont redonnées espoir après tout ce qu’on avait vu durant ce voyage éprouvant. Je sais que ce voyage n’aurait jamais été le même sans vous, sans votre investissement à organiser chaque visite et à nous apprendre des chants comme : Eli Eli, Ani Maamin, ou encore le chant que les partisans chantaient lors de la révolte du ghetto de Varsovie : Al Na Tomar Ine Dakhi Aharona. Je me rappelle que vous aimiez particulièrement ce dernier chant et je vous entends encore le chanter avec ferveur ! J’ai d’ailleurs gardé le livret avec tous les chants que vous nous aviez distribué ! L’autre souvenir marquant avec vous est le suivant: Je rêvais d’aller à Dauphine après le bac. Quand j’ ai été acceptée, je me suis mise à crier de joie dans les couloirs. Vous passiez par là... Avec un air sévère, vous m’avez dit: «Pourquoi tu cries comme ça ?! - Parce que j’ai été acceptée à Dauphine !!! » Vous m’avez alors répondu avec humour : « Aaah !! Alors continue à crier !! » Cher Monsieur Azogui, vous qui avez participé à l’éducation de milliers d’élèves, vous êtes à jamais le pilier de Maimo.. Je ne vous oublierai jamais. Baroukh Dayan Aemet Laura Benhamou Promotion 2013.

 

Lola COHEN

Monsieur Azougi était une personne extraordinaire, il arrivait autant à être sévère que à être rigolo en même temps . Maintenant Hachem a pris une décision de l’emmener au gan Eden , hachem accompli ces actes par des raisons : il a accompli sa mission sur terre pour nous tous maintenant il va confier son âme à hachem . C’était une personne avec beaucoup de qualité , on l’adorait comme il était . Maintenant que son âme repose en paix .

 

Naomi ACH

J’ai été élève à Maimonide de 2010 à 2017, jusqu’à mon baccalauréat. Ces années représentent mes plus belles années de vie, en partie grâce à Monsieur Azogui. J’ai beaucoup de mal à croire qu’il nous ait quitté, je suis bouleversée, on pourrait dire que ce n’était que mon directeur... Mais non, bien au contraire et comme beaucoup d’autres élèves le pensent, Monsieur Azogui était notre papa. Le papa de cette magnifique famille Maimo. Il a marqué ma jeunesse. Avec lui j’ai vécu des voyages incroyables et nouveaux pour moi, avec lui j’ai pleuré, avec lui j’ai rigolé, je me suis confié dans son bureau et il a su trouver les mots justes pour m’aider, il m’a comprise, il m’a éduqué, il a parfois été dur avec moi mais j’ai toujours tiré le positif de ses paroles car il était bienveillant, m’a transmis son amour pour notre pays, avec lui j’ai chanté, grâce à lui j’ai eu la chance de lire de magnifiques textes devant toute une assemblée lors des cérémonies de Yom HaShoah ou Yom Hatsmaout. Merci Monsieur Azogui pour tout ce que vous m’avez appris, je vous doit tant, vous serez toujours dans mes pensées et rien ne sera plus pareil sans vous Barouh Dayan Aemet, reposez au Gan Eden.

 

Ethan BENHAMOU

Des générations de gamins vous avez éduqué, au monde de demain vous nous avez préparés; Un homme sévère mais droit, ce que nous sommes on vous le doit. Pologne et Israël nous avons découvert, vous nous avez fait passer de l’ombre à la lumière; Partout vous nous avez emmenés, même nos prières vous les avez guidées. Intransigeant mais bienveillant, dur mais juste finalement; Un homme tellement grand qu’on ne sera jamais assez reconnaissant. Apprendre pour transmettre, toute votre vie vous avez agi ainsi; Vous étiez notre maître, on vous en remercie. Que ce soit Torah savoir ou respect, il y a tant de choses que vous nous avez inculqués; Cet héritage sera bien gardé, nul n’est de taille à pouvoir l’arrêter. Un Mensch - M. Azogui.

 

Aure BISMUTH

Je n’ai pas l’habitude d’écrire mais j’aimerai le faire aujourd’hui pour notre directeur, le pillier de notre école parti trop tôt... Par quoi commencer ? Je ne vais pas vous mentir en vous disant que mr azogui et moi nous entendions à merveille, loin de là, nous avions l’habitude d’être constamment en conflit, nous n’étions jamais d’accord, et je cherchais toujours à le contredire... Je me souviens de toutes les fois où j’étais convoquée dans son bureau pour insolence, parce que j’étais toujours dans les couloirs à 8h15, parce que je restais des heures et des heures au marché de la tsedaka pour manger des beignets alors que j’avais cours, parce que je n’avais pas ma blouse et que je portais des legging... Je me rappelle de toutes ces réunions avec lui, notamment une qu’il avait organisé avec les délégués de toutes les terminales et moi même où nous n’arrêtions pas de nous lancer des pics, jusqu’à en rigoler à la fin... Mais également de tous les souvenirs, de tous les pourims à l’école, de toutes les conférences organisées pour roch hodech, de ses enseignements, mais aussi des voyages que nous avons passé à ses côtés, comme le voyage Pologne/Israël qui fût l’un des meilleurs... Il nous a tant appris durant ce voyage, il nous a fait partager tout son savoir, ses connaissances, ses témoignages, ceux des élèves des années précédentes... Il était tellement investi dans tout ce qu’il entreprenait pour nous : les activités, les sorties, les voyages... Aujourd’hui, j’aimerai le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi, pour mes frères et sœurs, pour tout ce qu’il m’a apporté, pour tout ses apprentissages, pour toutes les fois où j’étais convoquée dans son bureau. Il m’a appris à me contrôler, à respecter les adultes, il m’a inculquée durant toutes ses années énormément de valeurs... Et malgré toutes les tensions qu’il y avait entre nous, on s’adorait dans le fond, et j’espère qu’il savait que je l’appréciais énormément Je ne vais pas vous cacher que je comptais lui dire tout ça à la fin de l’année et je suis tellement triste de ne pas avoir pu le faire... Vous allez énormément nous manquez... Vous êtes parti trop tôt... Reposez en paix.

 

Ayala ZINI

Lorsque j'ai reçu en début de semaine "Baroukh Dayan Aemet" avec votre nom, je n'osais y croire. Il m'était impossible d'imaginer que l'âme de cette école est pû nous quitter de cette manière. L'école Maïmonide a été une partie importante de ma vie et chaque membre de cette école ont aidé à la construction de notre futur. Mr Azogui z"l n'était pas un membre comme les autres, il était une personne exceptionnelle qui pouvait à la fois consilié exigence et compassion. Il était en même temps un guide et un conseiller. Personne ne peut être passer par Maïmo sans avoir croiser un jour son chemin. J'ai eu la chance d'avoir participé à 2 cérémonies de Yom Ashoah sous sa direction. Je me rappellerais toujours son dévouement constant à nous transmettre notre histoire et celle de nos ancêtres et au temps qu'il a consacré à nous inculquer les valeurs du judaïsme. Je me rappelle une fois où je me suis présenté à son bureau pour lui parler, ce jour là il était débordé mais en me voyant il a tout de suite arrêté ce qu'il était en train de faire, quitte à faire attendre son travail en cours, simplement pour m'écouter et m'aider. Voila l'homme qu'il était, une personne présente pour chacun d'entre nous. Il vous arrivait d'élever la voix mais ce n'était jamais en vain, vous ne le faisiez pas par plaisir, vous le faisiez pour nous apprendre à être juste comme un père le ferait avec ses enfants. Vous étiez le père de Maïmo et nous étions comme vos enfants et pour tous ce que vous nous avez appris et partagé, nous vous remercierons jamais assez. Merci pour tous ces voyages que ce soit en Pologne ou au Bac Bleu Blanc. Merci de votre présence à notre côté même après notre départ de Maïmo. Merci pour tout ! Que vous puissez être b"h auprés de Lui au Gan Eden afin de continuer à veiller sur vos proches et les aider à surmonter cette épreuve. Mes pensées vont à votre famille, à vos amis mais aussi aux autres membres de la famille qu'était Maïmonide Rambam, à Mme Lafitte, Annie, Emmanuelle, Clarisse et à encore bien d'autres. J'aimerais tout particulièrement m'adressé à sa famille: vous pouvez être fière de ce que votre mari ou père a été car grâce à lui, des générations d'élèves ont pu s'élever et réussir dans leurs vies. ברוך דיין האמת .

 

Samuel FITOUSSI

Mr. Azogui (z’l) représentait pour tous les élèves un modèle. Un modèle tant de rigueur que de discipline, mais aussi un modèle de bonté, de générosité et surtout d’abnégation. Il a dédié sa vie aux autres et nous en serons toujours reconnaissants. Nous, qui en tant qu’élèves, avions chaque jour l’occasion de le côtoyer, nous savons que cette personne qui nous a quitté, a participé à notre éducation, comme à notre judaïsme en nous transmettant les valeurs essentielles nécessaires à notre vie de jeunes adultes. Je vous remercie Mr. Azogui.

 

Lisette BOTBOL

Lisette Botbol, Professeur de Physique-Chimie à Maimonide Rambam, de 1976 à 1999. Ness z''l était mon collègue autant que mon ami. C'est une douleur et une nostalgie incroyables que j'éprouve aujourd'hui. De toutes ces années passées jour après jour à travailler ensemble, il me reste tellement de souvenirs de son sens des responsabilités et de son amour des enfants! Ces souvenirs me démontrent à quel point son professionalisme et ses valeurs humaines primaient dans nos relations de travail ......sans oublier les fous rires aux récréations en salle des profs !!! Normalement à cette période de l'année, Ness et son équipe organisaient Yom Haatsmaout, mais je ralais chaque année parce que les célébrations de Yom Hazicaron et de Yom Haatsmaout se deroulaient dans la même matinée, et ce mélange me dérange encore et toujours. Du coup je ne venais à Maimo qu'à 11 heures du matin quand démarraient les festivités de Yom Haatmaout et je revois le sourire de Ness à mon arrivée " alors Lisette, tu ne vas pas t'habituer encore après toutes ces années! allez viens chanter " On a gardé la même affection profonde les uns pour les autres, même après ma retraite, mon éloignement de Paris et ma Alya à Ashdod, Maimo est une grande famille. Mes petits enfants étaient à Maimo et c'est Ness qui les protégeait avec une gentillesse incroyable " Qu'ils viennent directement me voir quand ils ont des problèmes , je suis là ! " Mes petits enfants l'aimaient beaucoup et le respectaient. L'année dernière à la même époque, on s'est retrouvés par hasard à Jerusalem alors que l'équipe administrative de Maimo faisait un stage en Israel : On a retrouvé la même joie, la même affection et les mêmes fous rires! Ness était devenu au fil des ans un pilier de Maimo par son sérieux, sa générosité, son professionnalisme, son sens du devoir, son amour pour les enfants, son amour pour Israel et les valeurs juives : Il va laisser un vide immense. Que l'âme merveilleuse de Nissim ben Laeticia soit reliée au faisceau de la vie. Qu'il continue à protéger nos enfants comme il l'a fait sa vie durant. Qu'il continue à protéger sa femme, ses enfants et sa famille qu'il aimait tant. Ness z''l restera dans nos coeurs à tous Que son souvenir soit béni, et qu'il repose en paix au Gan Eden. Amen Baroukh Dayan HaEmet.

 

Sarah ZINI

Aucun témoignage ne pourra résumer l’Homme qu’il était mais j’ai essayé du mieux que je le peux : Mr Azogui était un homme qui se consacrait à ses élèves. On pourrait raconter tellement d’anectodes. Lorsqu’on avait une réunion avec le BDE, il demandait toujours à la cantine de préparer des sandwichs en plus. Il savait qu’en les mettant devant son bureau, il ferait profiter les gourmands... J’ai eu la chance d’avoir pu être en sa compagnie une dernière fois dans son bureau, peu avant le confinement. C’était le jour de Pourim. On était en train de s’occuper des derniers détails de la kermesse et il voulait que tout soit parfait. Un exemple parmi tant d’autres de son implication pour procurer de la joie à tous ses élèves. Chaque année, vous vous sépariez de votre famille à deux reprises. D’abord, vous accompagniez les terminales en Israël. J’ai eu l’immense privilège de participer à votre dernière édition du bac bleu blanc et je sais qu’une pensée particulière vous sera adressée, lorsque je partirais faire ma alyah d’ici septembre avec l’aide de D. Ensuite vous accompagniez les secondes pour accomplir ce que vous avez inculqué à des centaines d’élèves: le devoir de mémoire. Je suis convaincue que ce voyage a été le plus important de ma vie, je n’oublierais jamais ce voyage, les chants, les témoignages.... Comment va-t-on pouvoir revenir à l’école et passer devant votre bureau ? Qui est-ce qui va s’occuper de vider les couloirs du troisième étage pour qu’on descende en récréation ? Qui va jouer au chef d’orchestre pour préparer la chorale de Yom Ashoah ? Je sais que vous êtes là, que vous nous surveillez de la haut et que vous veillez sur tous vos élèves, vos enfants. On perd notre directeur. Mais Maimo est avant tout une grande famille qui a perdu son papa. Mes pensées vont vers sa femme et ses enfants, qui vont, j’espère, combler la solitude du deuil, avec ces témoignages du tsadik qu’il était. Je ne vous oublierai jamais. Merci pour tout Monsieur.

 

Léna COHEN

Yizkor Monsieur Nissim Azogui étais à mes yeux une personne formidable: Qui pouvait être sévère mais en même tant gentil. Pour moi cette personne était comme un tsadik J’adorais son caractère qui faisait toujours rigoler la personne qui croisé sa route, et grâce au sourire qu’il transmettait aux enfants comme aux adultes la personne qui croisé son chemin, avait elle même un sourire au lèvre grâce à lui. Pour moi, vouloir résumer Mr. Azogui en un seul mot n’est pas possible car il a tellement de qualité qu’un seul mot ne serait pas suffisant pour définir sa personnalité magique, parfaite, extraordinaire..

 

Raquel ELHAIK

Jaimerai pouvoir vous raconter de nombreuses anecdotes entre Monsieur Azogui et moi, mais pour ceux qui me connaissent, j’ai toujours été quelqu’un de timide et la quasi totalité de mes bulletins scolaires s’illustraient par cette indéniable remarque « élève très discrète ». Pour vous donner une idée , une fois en plein milieu du cours de philosophie, madame Assaraf s’arrête et me lance « vous êtes là depuis longtemps ? » je n’ai pas compris sur le moment , mais oui elle me demandait bien si j’étais dans sa classe depuis longtemps ( nous étions en avril à mon souvenir et , je gardais toujours la même place au rang du milieu😂). Ainsi vous l’aurez compris je n’ai jamais fréquenté le bureau de Monsieur Azogui. Cependant la seule anecdote qui me vient à l’esprit relève vraiment de l’ironie. C’était lors du voyage Pologne-Israël 2013, Nous étions tous attablés à l’heure du dîner et tout le monde discutait si fort que monsieur Azogui , à qui la voix manquait à ce moment là à force de crier , nous demandait depuis déjà 5 bonnes minutes le silence pour pouvoir nous donner les instructions du lendemain matin. Je ne l’avais pas entendu et pile à ce moment là je demande quelque chose à ma copine d’à côté. Monsieur Azogui me surprend et me crie « Elhaik!!! » et d’un coup, me balance la fin de son verre d’eau en plein visage. Á peu près 2 mètres nous séparaient quand j’ai tourné la tête ,ce qui fait que c’était comme vivre la chose au ralenti , je voyais l’eau arriver vers moi sans rien faire. J’avais si honte et en même temps à la seconde d’après j’étais partagée entre larmes de honte et larmes de rire. Après coup, on en a beaucoup ri et il s’était même excusé. A ce jour il me suffit de remémorer “vous vous rappelez du verre d’eau ?“ à mes copines pour qu’on soit prises d’un fou rire. Monsieur Azogui c’était ça , il forçait le respect sans jamais manquer de bienveillance. Depuis samedi je ne peux m’empêcher de lire chacun des témoignages et de pleurer sa disparition jusqu’à aujourd’hui .J’ai beaucoup de mal à m’en rendre compte. C’est à ce grand homme que je dois en grande partie mes connaissances sur mon histoire juive , c’est à lui que je dois tout mon savoir sur la Shoah, c’est en son nom que raconterai à mes enfants si D veut, tout ce que je sais. Je n’oublierai jamais tous ces moments passés avec lui à répéter les chants pour les cérémonies de Yom Azikaron, Yom Haatsmaout, ces préparations aux voyages. Monsieur Azogui, aujourd’hui je vous remercie pour tout ce que vous nous avez transmis, à nous vos chers enfants de Maimo. Jamais on ne l’oubliera. Jamais on ne vous oubliera! Reposez en paix. Raquel Elhaik.

 

Odélia ATHLAN

Chère famille Azogui, Comme vous le savez sans doute, Monsieur Azogui était plus qu’un simple directeur pour nous… c’était le père de la famille de maïmo, et je pèse mes mots… Je me revois encore à l’école entrain d’apprendre des chansons en yiddish, en hébreu, dans toutes les langues possible et inimaginable (rien n’était, trop, pour nous transmettre notre histoire) par votre père et mari. Sans lui, les élèves de maïmo ne seraient pas aussi informer par notre passé, par notre histoire. Monsieur azogui nous a tellement apporter. C’était un homme plein de bienveillance, de sagesse… Bien evidemment, de nombreuses fois je me suis faites punir par monsieur Azogui, mais pas une seule seconde j’ai ressentie de la méchanceté de sa part. C’était pour lui de l’éducation, il ne nous punissait pas, il nous éduquait. En écrivant, mes larmes ne cessent de couler, je me revois assise dans les escaliers auprès de ma meilleure amie alors que nous n’avions pas le droit d’y être durant la récréation. Quand nous entendions ses pas, et ses clefs cliquetaient nous pensions que là, nous allions passer un mauvais quart d’heure, mais vous savez quoi? Au final ca finissait toujours en rigolant, car plein de joie il était BH. Il a su instaurer un respect, et une image modèle. Il était inconcevable de lever le ton, ni d’être irrespectueux avec monsieur Azogui, non pas parce que nous avions peur, mais parce que nous l’aimons et nous l’admirons… Je le revois dans le car du bac bleu blanc auprès de votre mère, avec son chapeau crème/kaki, et son polo bleu ciel. Quelle belle image… Je ne pourrais cesser de le remercier de m’avoir soutenue, de m’avoir rassurer, de m’avoir consoler durant une altercation avec une professeur. Il me voyait triste, et mal, et avec le coeur immense qu’il avait il était impossible pour lui de rester sans rien faire. Alors merci monsieur Azogui, mais aussi merci à vous madame Azogui, merci à vous les enfants d’une si belle personne. C’est aussi grace à vous que nous avons vécu des années aussi belles à Maïmo. Je pense que pour pouvoir offrir autant d’amour autour de soit, c’est qu’on en reçoit énormément. Alors merci de lui avoir offert tant d’amour. Sachez que nous étions tous devant le live aujourd’hui, certes attristés de ne pas avoir pu être présents, mais on vous remercie d’avoir penser à nous. D’avoir penser à toutes ces personnes qui souhaitent lui donner le plus beau des hommages. Soyez forts et battez vous. Ne vous inquiétez pas, nous sommes tous là auprès de vous, pour priez du mieux possible pour la venue du machiah. Avec l’aide d’Hachem. Baroukh dayan aéméte, on vous aimera, et on vous honorera toute notre vie… Rare personne marquera autant ma vie que vous…

 

Laure-Rika HADDAD

Nous sommes tous entre la sidération, le choc, la tristesse, la reconnaissance de l’avoir connu, le sentiment d’appartenance à une famille, celle de maimo. Monsieur Azogui à marqué tellement de générations, tellement de parents d’élèves, d’élèves, de professeurs, de surveillants et j’en passe. A l’école j’étais là timide de service. Je ne faisais pas de bêtises mais je ne travaillais pas bien pour autant. Mes notes étaient à la hauteur de ma timidité... monsieur Azogui le savait. Un jour, j’ai fais l’une des seules bêtises de ma vie dans cette école, je me suis amusée à faire des confettis de papier et à les jeter dans la classe (je sais pas pourquoi d’ailleurs, il n’y avait rien a fêter pourtant). Monsieur Azogui est entré dans la classe, à vu le papier et à demandé qui avait fait ça. En bonne peureuse que j’étais, j’ai tout de suite levé la main. Il m’a regardé d’un air étonné et attendri. Il m’a dit calmement « allé ramasse moi ça et retourne à ta place ». Je me suis exécutée. Il ne m’a pas crié dessus, il ne m’a pas puni. Ce jour là j’ai compris qu’il était un homme juste et avec du cœur. Quelques semaines plus tard, je venais d’avoir mon nouveau téléphone (un Nokia 3210 attention). Un téléphone qui ne me servait pas à grand chose a part jouer a Snake soit dit en passant. Nous étions en cours de français et au moment où monsieur Azogui rentre dans la classe ce cher 3210 sonne... pour la deuxième fois depuis que je l’avais. Un numéro inconnu donc pas très important! Donc autant vous dire que les appels étaient assez rare. Monsieur Azogui s’est approché il a tendu la main, je lui ai remis mon téléphone et il est sorti. Pas un mot. Après mon cours, je prends mon courage à deux mains et je vais dans son bureau pour demander si je pouvais le récupérer. Il me réponds tout simplement non. Ok! J’insiste pas! Je m’en vais et après quelques jours j’oublie ce fameux téléphone. Je l’ai récupéré 2 mois après, le dernier jour des cours avant les vacances d’été! Il me l’a rendu un sourire en coin dans la cours de recreation avant que je ne parte pour deux mois ! Ce jour là j’ai compris que monsieur Azogui était un homme de principe et ferme. Et avec pas mal d’humour aussi. Maimo n’aurait pas été ce qu’elle est sans lui et elle ne sera plus la même à présent. Il nous a marqué. Tous et toutes et restera pour nous tous cet homme bon, de valeur, bienveillant et passionné. On le craignait avec tellement de tendresse. Comme un papa, on le craint mais on l’aime et nous savions qu’il ne pensait qu’au bien de ses élèves. On a tous sa voix qui raisonne dans nos tête. On a tous son souvenir indélébile. Quelle chance nous avons tous eu de l’avoir connu, d’avoir eu ses conseils. Petits et grands. Ce monsieur était un grand monsieur! Lorsque je viens chercher mes neveux à l’école, je suis tellement fière de les voir apprendre, jouer, faire des bêtises, rire dans cette école qui a bercé mon enfance et celle de mes frères et sœurs, de mes amis avec qui j’ai grandis. Monsieur Azogui était le mur porteur de cette école. Et je sais que ses valeurs et ses convictions perdureront pour encore de nombreuses années. Il a laissé son emprunte. C’est indéniable. Je tiens juste à vous dire à vous tous, les professeurs, les surveillants qui n’avez pas changé depuis tellement d’année, à quel point je pense à vous, à la difficulté que vous aurez à penser aux enfants, à leur bien, en ayant ce manque immense et cette douleur de ne plus l’avoir à vos côtés. Et merci. Merci d’être si bienveillants avec les enfants depuis tant de générations passées par cette école vous êtes toujours là, fidèles au poste du matin au soir, en inculquant toujours ces belles valeurs. Si la perte de monsieur Azogui m’a appris une chose, c’est bien de remercier les personnes qui sont passés par mon chemin de vie et qui ont fait de moi qui je suis aujourd’hui. Vous y avez tous participé. Pour chacun d’entre nous. Nous sommes tous le résultat de votre travail et de votre passion à tous. Monsieur Azogui n’était pas un simple directeur, il était investi d’une mission qu’il a su mener à bien pour chacun d’entre nous. Je pense fort à vous tous, à sa famille, ses élèves. Barouh Dayan Aemet Monsieur Azogui. Qu’il repose en paix et continue de veiller sur nous tous.

 

Harry OLESNICKI

Souvenir d'un grand homme aux valeurs de transmission et d'amour pour notre Terre. Une grande perte.

 

Noémie BEN SOUSSAN

Merci d’avoir pris soin de nous durant toute ces années scolaires Et merci de nous avoir tant transmis Vous allez nous manquer.

 

Aurélie COHEN

YOM ASHOA Comme depuis 25 ans ce jour j écoute 6 MILLIONS D AMES et je pleure. -Je pleure pour la dure réalité qu on vécu ces personnes, mortes parce que JUIVES -Je pleure parce que les mots dans cette chanson sont bouleversant -Je pleure parce que papa tu me manques -Je pleure parceque cette chansons me rappelle aussi systématiquement mon voyage en Pologne avec Maimo où Mr Azogui nous l a faite chanter dans le camp d Auschwitz, depuis ce jour là elle a prit un autre sens pour moi. Mr Azogui vous avez rejoint la maison d Hachem hier. Le hasard chez nous n existe pas. Hachem a décidé de cette date car pour des milliers d élèves YOM ASHOA vous est associé. Vous nous avez fait prendre encore plus conscience de ce qu on vécu nos frères en nous amenant en Pologne, vous nous avez partagé vos connaissances, votre judaïsme et votre sionisme. Le chant des partisans résonne encore avec ce final « !אנחנו פה » dirigé par un chef d orchestre extraordinaire qui voulait que tout soit parfait. Vous avez chanté "anahnou po" pendant 30 ans, aujourd'hui vous n etes plus là physiquement mais nous savons tous que votre cœur sera toujours présent à Maimo et que d où vous reposez maintenant vous vous dites "ANI PO" en pensant à Maimo. Vous êtes comme "un petit nombre de personnes" UN DES PILIERS DE MAIMO. On ne peut pas imaginer Maimo sans vous. Je vous ai connu en tant qu élevé, et comme tout le monde je vous ai toujours énormément respecté, vous nous avez transmis la bienveillance, la rigueur, l amour du prochain et bien évidemment l éducation. Vous avez donné votre vie pour éduquer des élèves que vous ne connaissiez pas et qui sont très vite devenus vos enfants. Je vous ai connu en tant que collègue. Je me souviens mon premier jour de travail Clarisse me demande d aller déposer qqc dans votre bureau. J avais honte, j avais peur de vous deranger, je suis rentrée tout timidement et vous m avez dit: "Aurelie lève la tete, tu peux rentrer dans mon bureau quand tu veux, tu es passées de l autre côté maintenant nous sommes collègues". Et il me dit en riant "il ne faut plus que tu es peur de rentrer dans le bureau de Mr Azogui il ne t arrivera rien" (et pourtant en tant qu'élève je n étais pas souvent convoquée...) avec un air protecteur et son sourire en coin 😉 Je me souviendrais toujours du jour où vous aviez engueulé un élève, qui faisait connerie après connerie, quand il est sorti de votre bureau apres vous avoir mis dans un état pas possible, vous vous êtes énervé sur moi, je vous ai dis mais j ai rien fais moi. Et là vous m avez répondu "je n en peux plus il ne comprend rien ce gosse, il ne fait que des conneries, il passe son temps dans mon bureau, je l engueule c est normal, mais il ne sait pas a quel point je l aime et ne comprend pas que je fais ca pour l aider..." Ces mots m ont choqué au début et après j ai compris que vous aviez exactement la réaction d un papa face à son enfant. Je pense bien évidemment à votre famille Mr Azogui, votre femme vos enfants qu Hachem leur apporte la consolation et beaucoup de courage. Mais je pense également a votre 2eme famille, la famille de Maimo, les élèves, les professeurs, mais surtout à vous Clarisse Demri, Annie Abitbol et Manu qui êtes également des piliers de l école. Le retour à l'école va être terrible pour vous mais vous devez y arriver pour continuer à transmettre ses valeurs.
Mr Azogui reposez en paix auprès d Hachem et des Tsadikims. Aurelie Botbol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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